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 L'homme et la vieille [Terminé]

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Karin
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MessageSujet: L'homme et la vieille [Terminé]   Dim 27 Sep - 19:41

Enfin. Ce n'est pas trop tôt... Je ne sais pas combien de temps j'ai marché sur cette plage, y abandonnant le vaisseau échoué sans même chercher à savoir s'il fonctionnait encore. Après les propos de cet étrange chat blanc, je préférais éviter de me faire voir dans un appareil portant la marque militaire, d'autant plus que j'étais loin d'en avoir l'aspect. C'aurait été un bluff qui n'avait aucune chance de fonctionner.

Je pénétrais à présent dans une ville envahie de buildings côtoyant des maisons plus modestes mais néanmoins indéniablement cossues. Les gens d'ici se croisaient dans les rues dans un flot mouvant et inarrêtable, vomi par toutes ces habitations, ces magasins et ces bureaux. La circulation était presque aussi torrentielle, détonnant avec les souvenirs que j'avais de la Terre ; une vaste campagne presque déserte, vallonnée à souhait et loin de cette jungle urbaine et bruyante. Toutefois, la vie n'y était pas si mal en comparaison de ce que j'avais jusqu'ici été obligé d'endurer. Ceci dit, mon existence actuelle se résumait à une seule pulsion : assouvir ma faim et reposer mes jambes fatiguées.

Je fendis la foule en avisant un restaurant à l'affiche prometteuse. J'en poussais le battant au moment même où une vieille dame en sortait. Elle stoppa un instant lorsque mon ombre la submergea, et me dévisagea de son regard curieusement acéré. Je me raidis en répétant mentalement cette injonction, comme un mantra salutaire : "Tu n'es plus dans la Kind Arena... Tu n'es plus dans la Kind Arena..." Et pourtant, ses yeux délavés me remplissaient d'un malaise indiscutable.


- Il y a un problème ? lâchai-je d'un ton morne en lui renvoyant son regard.
- Venez, jeune homme, répondit-elle en ignorant ma question. Vous avez l'air affamé, et sans le sou... je crois que je peux bien vous offrir un repas !

N'importe qui aurait répondu qu'elle était dingue, ou quelque chose s'approchant de "Pour qui me prenez-vous ?". Mais pas moi. Au contraire, je la suivis docilement et m'assis en face d'elle lorsqu'elle reprit ce qui semblait être sa précédente place. Elle leva un doigt impératif, s'attachant ainsi un serveur dans la seconde.

- Trois autres steaks saignants ?
- Six, précisa-t-elle, attirant du coup les yeux effarés de l'homme en plus des miens.

Un mince sourire étira ses lèvres minces comme je la regardais tandis que notre commande était prise en compte.


- Eh bien quoi ? Il y a un problème ? s'enquit-elle, parodiant mes manières.
- Aucun, soufflai-je d'une voix faible.

Cette femme était folle. Il fallait donc que je ne tombe sur aucun individu normal sur cette planète ? J'avais pourtant besoin de ça, le plus possible, plus encore que d'un steak saignant. C'est pourtant avec un plaisir évident que je plantais mes dents dans la viande qui arriva, baignant dans un jus mariné et âcre.


- Et maintenant, si tu me disais ce que tu faisais avec Karin ?
- Avec quoi ?
- Avec Karin, répéta-t-elle impatiemment.
- Je n'ai toujours pas saisi.
- Serais-tu sourd ? Que faisais-tu avec Karin ?

Je me redressais, les sourcils froncés. Mon hôte ne se pria pas pour me renvoyer ma grimace.

- Avec le chat blanc, vous voulez dire ?
- Evidemment !
- Et comment savez-vous que j'en ai rencontré un ?
- Parce que je vous ai vus ! Me prends-tu pour une imbécile ?
- Vous voulez dire que vous avez fait le trajet, de la plage jusqu'ici et que vous avez encore eu le temps de vous lâcher sur trois steaks ?
- Si je suis sortie tout à l'heure, fit-elle d'un ton pincé, c'est parce que tu mettais trop de temps à arriver. Alors oui, oui à tout, monsieur le juge. Maintenant, répondez, avant que la moutarde ne me monte au nez. Vous n'êtes toutefois pas si idiot ?
- Et pourquoi devrais-je vous dire ce que je faisais avec ?
- Parce que Karin est un individu que je me fais fort de surveiller !
- Que vous ai-je fait ?
- Vous ? Rien.
- Et le but de cette surveillance ?
- Ca ne vous regarde pas !

J'étais de plus en plus perdu. Décidément, les habitants de la Terre étaient devenus fous et incompréhensibles. Et pourtant, je sentais que cette vieille pouvait m'être utile.

- Quelle était la question, déjà ?
- Ce que vous faisiez avec.
- Aussi étrange que cela paraisse, il me disait de me rendre à la Tour.
- La Tour ? Et pourquoi cela ? Veut-il vous entraîner ?
- Quoi, moi aussi ? Il m'a confié avoir entraîné ma mère.
- Parce que vous ne le saviez pas ? Vous ne savez donc rien sur votre mère ?
- Elle est morte depuis quinze ans, répliquai-je.
- Je crois que nous ne parlons pas de la même personne, jeune homme !
- Comment cela se pourrait-il ?
- Décrivez-moi votre mère.

Ces mots me plongèrent dans un plus grand effroi que je n'aurai bien voulu l'avouer. Qui était fou, de nous deux ?

- Petite, brune, avec des yeux d'un brun très clair.
- C'est bien ce que je pensais...

Un soupir de soulagement s'échappa de mes lèvres.


- Nous ne parlons évidemment pas de la même personne.
- Hein ?

Une sorte de rage froide s'écoulait à présent de mon ventre, née du fait que je sentais les bases fragiles de mon passé flageoler et se fissurer. Je venais d'échapper à l'enfer, et croyant retourner à une existence paisible et moins mouvementée, je m'apercevais que je n'avais mis que la bouche hors de l'eau. Et encore, la vase sous mes pieds commençait à s'éparpiller.

- Je crois que tu dois effectivement voir Karin.
- Voir qui ?
- Karin.
- Mais de qui parlez-vous, à la fin ?
- Du chat blanc, jeune imbécile !
- Il s'appelle Karin ?
- Mais je vous parle de lui depuis dix minutes !
- Il ne m'avait pas dit son nom... murmurai-je.

Une révélation me frappa alors. "Rejoins-moi à la Tour, Karin." Il n'avait pas dit cela... "Rejoins-moi à la Tour Karine."


- La Tour Karine ! Où est-elle ? criai-je d'une voix pressée en me levant à demi.
- Cet édifice, là-bas au loin, qui perce le ciel, m'indiqua calmement la vieille en pointant du doigt une construction élancée qui défiait les étoiles.
- Merci, madame ! Quel est votre nom ?
- Tu le sauras quand tu seras à la Tour, m'assura-t-elle. En tous cas, dépêche-toi d'y aller. C'est là que tu commenceras à vivre vraiment...

Mais je n'entendis pas ses paroles, claquant déjà la porte du restaurant, et m'élançant comme une flèche dans les rues en bousculant les passants.
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Ginyu
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MessageSujet: Re: L'homme et la vieille [Terminé]   Lun 28 Sep - 18:47

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