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 Chroniques d'un démon- Acte II

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Dragon Malefique

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Evan
Dragon Malefique

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MessageSujet: Chroniques d'un démon- Acte II   Ven 5 Fév - 21:20

Chroniques d'un démon- Acte II


Prologue
Celui qui n'intéressait personne



Malgré ces deux catastrophes qui s'étaient abattus sur le second continent, les habitants tenaient bon. La ville n'était pas tombée dans le chaos, et les personnes s'entraidaient pour reconstruire leur ville. Partout, on les voyaient suer, transportant des poutres, des parpaings. Dans un coin, une nombre incroyables de cadavres était entassés, faute de place. Une dizaine de personnes, qui ne pouvait empêcher quelques vomissements de temps à autres, déplacer les corps empilés pour les enterrer. L'un deux, après avoir enterré son troisième cadavre, tomba dans les pommes, ne supportant plus l'odeur de cet horrible travail. Quelques minutes plus tard, un homme, bien bâti, vint le remplacer. Son œil droit était recouvert de bandages rougis par le sang. Dessous ses bandelettes, on voyait la fin d'une cicatrice, certainement causée par une de ces personnes en armures qui avaient envahi la ville. Si l'on regardait la personne de plus près, on pouvait voir qu'il lui manquait l'auriculaire et le petit doigt de la main gauche. Il était moins faiblard que les autres, et n'hésitait pas à trainer deux ou trois cadavres derrière lui, les tenant fermement par leur mains glacées. Lorsque soudain, il lâcha les deux corps qu'il trainait à ce moment-là. Il s'avança un peu et dit aux autres de reculer. Ceux-ci, voyant le danger, s'exécutèrent docilement. Puis quelque chose avança vers l'homme bien bâti. Deux hommes armés de sortes de mitraillettes. Le costaud, apprenti "croque-mort", sortit un couteau qu'il portait sur lui. Les deux hommes armés se mirent à rire et tirèrent sur l'imbécile. Les balles le transpercèrent, et malgré sa forte musculature, il ne fit pas ne serait-ce qu'un seul pas avant de tomber au sol, en gémissant de douleur. Tout en avançant, le groupe armé acheva l'homme au sol, et s'en prirent ensuite aux autres qui enterraient les cadavres. Ils tombèrent sur les cadavres qu'ils trainaient, faisant désormais partie des gens à enterrer. Les deux hommes armés continuèrent d'avancer, et abattit deux autres personnes qui voulaient leur bloquer la route. Puis ils rentrèrent dans un des rares endroits qui avait tenu le choc: la banque.

***

Si la banque ne s'était pas écroulée, c'était purement un coup de chance. Seulement, malgré un toit qui tenait bon et des murs qui ne semblaient vouloir en découdre, le bâtiment était dans un sale état. Les murs étaient fissurés, et les rats avaient pris le contrôle de l'endroit. Et surtout, ce n'était plus une banque, mais un simple squat. La banque avait fermé, car le bâtiment avait été jugé trop dangereux, et menaçait de s'écrouler à tout moment. Les gens qui avaient vu leur maison détruite s'était donc pour la plupart réfugié ici, et peu leur importait la fragilité de l'endroit. Taleck était l'un deux. Il n'était âgé que de seize ans, mais sa maturité était un fait indéniable: il savait prendre les bonnes décisions, et avait toujours eu un peu d'avance sur ses ancien camarades d'écoles. Il avait toujours été apprécié des profs, et détesté des autres, parce qu'il n'était pas assez "drôle", "sympathique". Il passait sa vie dans sa chambre à réviser ses cours, et sortir n'était pas dans ses habitudes. Autant le dire clairement, il était associable. il n'avait jamais ressenti le besoin de s'intégrer, et pourtant... Mis à part cette grande maturité, et son intelligence, qu'avait-il d'autre? Il n'avait aucun centre d'intérêt, de sujet de discussion intéressant! il n'avait aucun charisme, même pour ceux de son âge. Aucun charme, le genre de type dont personne ne s'y attacherait. Ses capacités physiques étaient tout simplement "nulles". De plus, depuis peu, alors qu'il intégrait une école supérieure, malgré son travail de bête, ses notes commençaient à chuter. lui qui n'était rattaché à la vie plus que par ses études, alors qu'il faisait son maximum, ses enseignants venaient lui dire qu'il n'avait pas les capacités. il était totalement anéanti, et avait à ce moment-là penser plusieurs fois au suicide, seulement, il n'en avait jamais eu la force. Même dans ce domaine, il était trop faible. Et, alors qu'il venait d'apprendre qu'il allait redoubler, il y eut le premier accident. Des armures vivants avaient envahi la ville. Ce jour-là, Taleck n'avait pas été à l'école. Il avait prétexté un mal de ventre à ses parents et avait passé la journée dans sa chambre à pleurer sur son sort. Ce jour-là, les armures n'étaient pas passés par son patelin mais avaient saccagé l'école, et tous, qu'ils soient professeurs ou élèves, avaient été massacrés. Il ne restait qu'une dizaine de survivants dont le nom était inconnu à Taleck. Passé ce moment, ses parents tentèrent de le sauver: beaucoup de dossiers avaient été détruits, et peut-être que s'il se présentait dans une autre école il pourrait directement passer. Il fut d'accord, naturellement! Sue pouvait-il dire d'autre? C'était sa vie, l'école! Malheureusement, la supercherie avait été découverte et maintenant, toutes les écoles avaient été mises au courant. Sa vie était désormais achevé, il était totalement anéanti. Alors qu'il voulait vraiment se décider à faire le grand saut, il y eut cette nouvelle catastrophe. Un tremblement de terre, causé par ce qui avait laissé sa marque dans l'histoire: le dantesque combat du seigneur de Sayen. Cette fois-ci, sa maison n'avait pas été épargnée, et il en avait réchappé de peu. ce jour-là, il était dans sa chambre, comme d'habitude, et il s'ennuyait en regardant par la fenêtre. Elle était ouverte ce jour-ci, pour évacuer l'odeur corporelle, assez désagréable, de Taleck. Le vent s'engouffrait, un vent frais, bon, agréable. Puis il sentis, sous ses pieds, des sortes de tremblement. Il s'était alors levé, et allait descendre de sa chambre lorsqu'il vit des bouts du plafond tomber en miettes. puis le sol avait commencé à se fissurer. Prenant ses jambes à son cou, il était passé par sa fenêtre et avait atterri sur le trottoir. A cet instant, il s'était roulé par terre en gémissant de douleur. Sa chambre, comme celle de son frère, était située à l'étage. Il s'était relevé avec peine et avait regardé sa maison. Celle-ci s'écroula devant ses yeux ébahis: c'était un véritable château de cartes. Au moment ou les fondations tombaient, il vit son frère qui avait eu lui aussi sauter par sa fenêtre. malheureusement, son pied buta sur le bord de la fenêtre au moment ou il s'élançait dans les airs, et sa chute se fit la tête en avant. Taleck avait couru vers lui, mais au moment ou il allait le sauver, il recula. Il avait senti son cœur se serrer. Ca fait quoi, de mourir? Son frère était un véritable "petit con". Il passait son temps à trainer en ville, et jouait l'imbécile dès qu'il le pouvait. Un jour, il avait traité Taleck de "raté". celui-ci lui avait répondu "Je vais te tuer! J'te jure que je vais te tuer!" Des paroles sans consistance? Son frère, devant lui, s'éclata la tête sur le trottoir. Son sang et quelques bouts de sa cervelle "éclaboussa le jeune homme. Le frère de Taleck poussa quelques gémissements. un bout de sa tête avait éclaté en morceaux, et un de ses yeux baignait dans une mare de sang et de cervelle, juste à côté de lui. Ses gémissements n'étaient dus qu'aux nerfs, et bientôt il ne dit plus mot. Il avait passé la journée qui suivait assis à côté de son frère, lorsqu'il entendit ses parents. ils avaient réussi à survivre, par un pur coup de chance. C'est ensuite qu'ils avaient" emménagé" dans cette banque qui leur servait de squat...

Il faisait froid. Et Taleck avait faim. Il était épuisé, et avait à peine fermé l'œil de la nuit. Ses doigts étaient engourdis, et il osait à peine bouger. Il n'avait pas sorti ne serait-ce qu'un seul mot depuis l'accident. Il n'avait fait que suivre ses parents, le regard vide, perdu dans le vague. Il n'avait pas versé une larme pour son frère. Pourtant, il était du genre à pleurer pour un rien. Sur le passage, son frère l'avait souvent appelé "tapette". Cependant, il n'avait jamais ressenti une telle tristesse, et il se rendait compte à quel point son frère le manquait. Seulement, il avait reçut un fort choc psychologique, et surtout, il culpabilisait. Il aurait pu le sauver... Pourquoi ne l'avait-il pas fait? Il ne pourrait pas pleurer son frère avant de le savoir. Avant de savoir quelle était ce sentiment vicieux qui s'était emparé de lui à ce moment-ci. Et cette banque était désormais à son image: terne, vide, triste. Morose, déprimante, dérangeante. Et, alors qu'il s'installait par terre et tentait de dormir, malgré un sol fissuré et inconfortable. Puis il y eut ces deux hommes qui arrivèrent. Ils étaient armés de mitraillette, et se mirent à tirer en l'air.


"Personne ne bouge! ne vous inquiétez pas, il n'y aura aucun problème si vous faites comme on vous le demande! Nous allons prendre l'argent qu'il reste dans le coffre-fort qui n'a pu être évacué. J'ai de bonnes sources, et je sais qu'il en reste une grosse partie. S'il n'y a rien, je vous prendrais comme responsables et vous éliminerais jusqu'à ce que quelqu'un avoue."


Un des deux voleurs s'avança vers le coffre que personne n'avait ouvert, par un simple manque d'envie. Tous étaient traumatisés par la catastrophe qui s'était abattue sur eux. Le voleur posa une bombe sur la porte du coffre et recula. il appuya sur un bouton et la porte explosa en mille morceaux. un sourire au lèvres, il entra dans la poussière et les résidus. Il sortit ensuite, les mains vides. Il braqua son arme sur une personne au hasard.


"Toi là. ou est le fric?

-Je... Aucune idée... Je vous en supplie, ne me tuez p..."


Une rafale, et l'homme tomba par terre, mort. Puis il reposa la même question à une vieille femme qui semblait malade. Même réponse. Même rituel. Une rafale, et la vieille personne suffoqua avant de succomber. Le deuxième voleur reposa la question a deux parents. Ceux-ci poussèrent des cris d'horreur. Leur jeune fils fut abattu, puis après avoir répété la question, ce fut au tour des parents d'être sauvagement assassinés.

"Alors, personne ne se dénonce? Vous êtes idiots ou quoi! Vous allez tous mourir si personne ne se dénonce!

-Vos... Vos sources doivent être fausses, nous avons nous-mêmes vu les banquiers venir prendre l'argent. Ils avaient peur que nous le subtilisions... Je vous en supplie, ne nous faites aucun mal. Nous n'y sommes pour rien là-dessus.

-Il dit vrai, je vous le jure! Nous sommes arrivés vers les premiers dans la banque! Nous les avons vu emporter l'argent!"



Les deux personnes qui avaient eu le courage de parler, un couple qui devait avoir dans la cinquantaine, tomba au sol, victimes d'une rafale mortelle. Ces deux parents, c'étaient des monsieur tout-le-monde. Pas riches pas pauvres. Pas exceptionnels, aucun réel talent particulier. Une vie normale, deux fils, une maison dont le crédit allait bientôt se terminer si elle était restée debout... Et puis deux gosses, mais bon y'en a un qui s'était cassé la gueule sur le trottoir. "Paf!" ça avait fait, même que la cervelle avait giclé. L'autre gosse, c'était un raté. Il aurait mieux fait de crever à la place de l'autre. lui il avait de l'avenir, même si c'était qu'un glandeur... Mais l'autre, putain si vous saviez! lorsque l'on dit superficiel, c'est trop gentil pour lui! Ce petit d'homme était sans intérêt. Même qu'il s'appelait Taleck.



[Mon perso n'apparaissant pas dans ce début de rp, je me permets de le poster. Je le continuerais dès que je serais libre in rp^^ Comptage!^^]
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Terrien

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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Ven 5 Fév - 21:53

105 lignes soit 10500 points d'expériences et 5250 Zénis
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Dragon Malefique

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Evan
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Sam 13 Fév - 11:36

Chapitre 1
Sanglots



Une nouvelle journée se levait. Une journée qui contenait son lot de désespoir, de débauche. A nouveau les reconstructions reprendraient. Mais il fallait se rendre à l'évidence: c'était peine perdue. tant que le peuple n'aura pas les machines, et les moyens suffisants, ils ne pourraient s'en sortir complètement. Ils persévéraient, mais c'était pour trouver une raison de continuer. Une lutte inutile... Et moi, haut perché, assis en tailleur sur le toit du manoir, je les regardais. C'était une véritable colonie de fourmis, qui s'activait. Je me souvenais quand, alors que j'étais encore jeune, je frappais dans les nids de fourmis pour les faire sortir par milliers. Et, alors qu'elles tentaient de s'enfuir tant bien que mal, je gênait leur progression. Je mettais, mes doigts, mes pieds... Une fois, j'avais même construit une petite cage de bois tout autour, puis j'avais ensuite tapé dedans avec un bâton. Les insectes s'étaient précipités dehors, et avaient grimpé la petite prison à une allure folle. J'avais alors donner de grands coup de pieds dedans. Une autre fois, j'avais pris un petit rondin de bois qui en contenait de nombreuses. Mais celles-ci piquaient, et lorsque j'avais soulevé le morceau de bois, elles s'étaient précipités sur mes bras, et lorsque je réussis à m'en débarrasser, mes bras étaient enflés. Si je faisais tout ça, c'est parce que je n'étais qu'un simple enfant. Cruel avec les animaux, con à souhait, ne sachant pas ce qu'il faisait... C'était marrant, donc je le faisais. Quand je regardais (les fourmis) mon peuple s'agiter ainsi, j'étais pris de ces mêmes envies enfantines. Je venais de donner un coup de pied dans la fourmilière, et là ils essayaient de la remettre en état. J'avais envie de poser mes doigts sur l'immeuble qui se reconstruisait à droite. D'écraser les cadavres de morts qui avaient été empilés. Je les imaginait courir dans tous les sens. Ces cons seraient même capable de grimper les murs qui entouraient leur ville, si murs il y avait. Tout ça n'était, comme les fourmis, que le fruit de l'instinct. l'instinct de survie. Mais cet instinct était provoqué par l'action d'une personne consciente. Un gosse capricieux, qui aime bien faire chier son monde. Ou un seigneur tyrannique, qui n'a envie que d'une seule chose: exterminer son propre peuple. J'avais envie de retourner à l'état de gosse capricieux. Rien qu'un instant. Le temps de m'amuser à donner des coups sur cette fourmilière, mais pas longtemps. Par contre, cette fois-ci personne s'enfuira. parce que mes pieds, et mes mains ont grandi. J'aurais assez d'ampleur pour tous les tuer. Derrière moi, j'entendis Miku qui s'approchait de moi. Il regardait dans la direction que je semblais viser: la (fourmilière) ville.

"Tiens Miku. Dis-moi, ça ne te fait pas envie?

-De quoi?
-Regarde-les. c'est comme des fourmis. Ils marchent dans tous les sens, et reconstruisent un peu partout. Ah tiens regarde, y'en a même qui viennent de se cogner!

-... Cela fait depuis hier soir que tu es là. Qu'est-ce que tu faisais?

-La nuit c'est bien aussi. On voit des lumières qui gigotent partout. Tu te rends compte? Même dans la nuit ils continuent la reconstruction! Dis-moi, quand tu les vois, comme ça... t'as pas envie de faire comme on faisait, petit? Tu sais, on stoppait les colonies de fourmis! Me dis pas que tu l'as jamais fait!
-Merde Evan, reprends-toi! On dirait un gosse... Les conseillers sont en bas, y'a eu des problèmes.

-Je le fais à une seule condition: que tu vienne t'asseoir à côté de moi, et que les regardent s'agiter comme des fourmis. Tu verras que je ne suis pas fou. On dirait vraiment des fourmis."


Miku poussa un soupir. Je savais bien qu'il détestait lorsque j'étais comme ça. Lorsque je semblais comme retourner dans l'enfance, comme dans un refuge. Mais ce refuge était lui aussi malsain. Je ne prenais de l'enfance que sa bêtise, son ignorance. Sa cruauté enfantine. Mon bras droit s'avança à nouveau vers moi, et, sachant que de toute façon il n'avait pas le choix, s'assit à côté de moi et regarda la colonie. Je posai alors mon regard sur lui, me demandant la réaction qu'il allait avoir. Je voulais qu'il comprenne ce que je ressentais. Je jubilais à l'idée qu'il soit lui aussi fasciné par ce spectacle. Et je le sentis. Mon seul ami dut s'empêcher de montrer sa fascination. Mais cela se voyait. Il se leva au bout d'une minute, avec un regret qu'il essaya de dissimuler.


"Bon... Aller, viens, j'ai fait ce que tu voulais."


J'esquissai un sourire, et le suivit. Nous descendîmes dans le manoir, et virent les conseillers, agglutinés près de la porte. Ils poussaient des "monseigneur, monseigneur!" comme des oisillons qui réclamaient à manger. Je poussai un soupir: c'était reparti pour un tour. A nouveau, un peuple qui gueule, une économie qui s'écroule, alors il faut prendre des bonnes décisions le plus rapidement possible. Le pouvoir était pire que l'enfer... Et, alors que j'allais donner la parole à un de ces types, un autre arriva en courant et bouscula les autres.


"Monseigneur! Nous avons de gros problèmes! Maintenant que la plupart des habitants sont démunis, et que les forces de l'ordre ont elles aussi subies de lourds dégâts, des survivants essaient de voler de l'argent! La banque a été attaquée, et il ne reste qu'un survivant de ceux qui s'était réfugié dans cet endroit! Seulement, tout l'argent qui restait a été transporté dans le plus grand secret il y a quelques jours... Quant aux voleurs, nous n'avons plus aucune trace d'eux. Nous avons fouiller la banque à la recherche d'indices, mais n'avons rien trouvé. Il n'y avait que des cadavres.... Ils ont tué tout le monde...

-Tu a dit qu'il restait tout de même un survivant.

-Ah euh, oui... Mais il est en état de choc, et...

-Peu importe. Je veux le voir.


Miku poussa un soupir, puis indiqua aux gardes qu'ils pouvaient faire entrer le gosse. Ils avaient anticipé ma réaction, et avait prévu le coup... Il savait que je n'étais pas du genre à me soucier de l'état mental des autres. Le garde entra dans une pièce cloitrée, donc l'utilité m'était inconnue. l'enfant y était enfermé, en tant qu'habitat provisoire. le soldat, qui le surveillait, sortit avec lui. il forçait le jeune homme à marcher. celui-ci avait la tête baissée, ses cheveux étaient sales et ses vêtements rapiécés. Même si l'on ne voyait pas son visage caché par les cheveux gras, on y décelait un énorme désespoir, et une profonde tristesse. Mais il y avait aussi ce sentiment que seul moi avait peut-être remarquer: de la rage, de la colère. Une profonde haine envers ces brigands qui avaient massacrés tant de monde... Je m'avançai vers lui, et lui leva la tête d'un geste brusque.



"Vers ou sont partis les voleurs?"


Aucune réponse. Au lieu de cela, le jeune homme baissa encore plus la tête et je l'entendis sangloter. Ses yeux, à moité cachés par ses cheveux gras montraient que le jeune homme avait énormément pleurer. Il avait l'air si faible... Des larmes commencèrent à rouler sur ses joues, et sil serait tombé au sol si personne ne le tenait. Il renifla, et tenta de se calmer. Mais à nouveau, il fut pris pas des hoquetements, et n'ayant plus la force de retenir, il se mit à continuer ses gémissements. Des larmes tomèbrent au sol. C'était absolument pitoyable. Ce gosse n'avait-il donc pas d'honneur? N'était-il bon qu'à chialer comme un gamin, alors que moi, le grand et vénéré seigneur de Sayen, lui parlait? N'avait-il pas conscience qu'il était le seul rescapé d'une bande de sans-abris? Que parmi des centaines de personnes, il avait été le seul survivant? Il devrait être heureux! Et surtout, c'est grâce à lui que je pourrais retrouver ces voleurs... A nouveau je lui relevai la tête, et répéta la même phrase. Cette fois-ci, je le tins fermement, mais elle ne retomba pas. Pris de sanglots, les larmes coulèrent sur les joues du jeune garçon de plus belle. Il ne restait donc plus qu'une seule méthode. Hausser le ton. lui faire comprendre à qui il a affaire.


"Vers ou sont partis les voleurs!"


Je prononçai la voix d'un ton calme, mais toutefois plus autoritaires. toujours la même réaction. Totalement abattu, le garçon continua de sangloter. Je lui prit le poignet et me mit à le serrer. Le jeune homme poussa un cri de douleur et tenta de se dégager, mais ma poigne était trop forte. Je répétais la question, et toujours aucune réponse. Le seul changement de réaction que ce gosse avait était ses cris de douleur. Alors je fis monter ma main, et tenta de lui attraper les doigts. Il tenta d'enlever sa main, d'empêche que je le serre à nouveau. je lui chopa le petit doigt. Je mis mon pouce d'un côté, et mon index de l'autre côté du doigt. Avec les autres, j'empêchais au jeune homme de bouger son poignet. Il ne me suffisait maintenant que d'une simple pression pour lui broyer le petit doigt de façon à ce qu'il ne puisse plus jamais s'en servir. Miku tenta de m'empêcher d'aller trop loin, et ce fut à moment que je réitérais mas question.


"Vers ou... Sont partis... Les voleurs! Si tu n'émets toujours aucune réponse, je te brise le doigt, et tu ne pourras plus jamais t'en servir. Et ce ne sera qu'un début... Tu as compris?"


Les sanglots se firent encore plus qu'ils ne l'étaient déjà. Le jeune homme hurlait. Miku se précipité sur moi pour m'empêcher de lui briser le doigt. Trop tard. il y eut un craquement d'os qui ferait pâlir n'importe quel médecin. le petit doigt semblait se retourner sur lui-même. Et, comme si ses phalanges étaient réduites à l'état de bouillie, le doigt sembla s'écraser sur lui-même. il tomba sur le derrière de la main, pendant comme un bout de plastique totalement mou. Le jeune homme poussa un cri encore plus fort que les précédents. il se tint la main, son visage déformé par une douleur indescriptible. Il tenta vainement de toucher son petit doigt, mais à la sensation du toucher, il vomit instantanément. Son doigt était détruit de l'intérieur, complètement mou, flasque.
C'était une texture absolument immonde, autant à la vue qu'au toucher.


"Maintenant, si tu ne prends pas la parole, je vais passer à l'autre doigt..."


Le jeune homme criait toujours aussi fort. Mes tympans criaient le martyr, et cela me donnait envie de le tuer. De le faire taire, ce serait si simple. Mais je résisterais à ces pulsions. J'avais besoin de ce gosse... Je lui attrapai alors l'autre doigt, et reposa la question, en criant cette fois-ci. Mais les hurlements du garçon n'en furent que plus fort, et alors que j'allais à nouveau birser un autre de ses doigts, Miku me prit la main.


"Ca suffit, Evan, tu en as assez fait comme ça. C'est inutile de le torturer, et il ne t'écoute pas. Tu vois bien qu'il est traumatisé.

-Et alors? Fallait-il vraiment que ce soit une lopette pareille qui survive? Si seulement ç'avait été quelqu'un de moins faiblard, les recherches auraient peut-être déjà abouties. Mais au lieu de ça, c'est juste un petit chanceux qui passe son temps à chialer. Ca ne te donne pas envie de le tuer, Miku? Regarde-le il doit avoir quoi, 16ans? A cet âge-là, j'avais déjà tué, et avait failli être tué. Mais regarde-moi, j'ai toujours été fort. Le gosse que l'on a devant nous, n'est qu'un boulet dans cette société. Nous n'avons pas besoin de geignards pareils. Ils ne servent à rien, et même lorsqu'ils sont témoins d'une scène qui pourrait nous aider, il ne nous aide pas. Le laisser en vie serait une perte de temps.

-Arrête, Evan! Te rends-tu au moins compte de ce que tu dis? Il va falloir le laisser se remettre en état... Tout le monde n'est pas aussi insensible que toi... Il va falloir lui trouver une chambre pour cette nuit. Demain, il parlera peut-être.
- Qui est l'empereur ici? Dis-moi Miku, depuis quand me donne-tu des ordres?
- Tu n'en tireras rien si tu ne le laisses pas remettre de son choc...
-Hmmmf... Très bien. Mais mettez-le plutôt dans une des cages au sous-sol. un minable pareil ne devrait même pas fouler le sol de ce manoir, alors dormir dans une de ses chambres...


Miku voulut protester, mais se retint. Il avait réussi à faire en sorte que je ne le tue pas... Pour cette fois. En effet, si il crachait enfin le mot. Si le jeune homme disait enfin ou sont partis les voleurs, quelle serait son utilité? Il valait mieux le tuer. Même pour ce jeune homme, c'était plus sage de mourir de lui-même. Une personne pareille ne devrait pas avoir le droit de vivre... Un garde empoigna le jeune homme et lui glissa un mot à l'oreille, sans savoir que j'avais une ouïe très fine... J'entendis clairement le "désolé, bonhomme" mais décidai de ne rien dire ou faire pour cette fois. je me retournai simplement vers le garde d'un regard noir, qui signifiait tout simplement "J'tai entendu". Puis, alors que j'allais partir, commençant à trouver les sanglots du garçon de plus en plus difficiles à supporter, j'entendis sa voix. Elle était fluette, et sans assurance. Une voix faible, pitoyable.


"Je... Je veux mourir..."


Je me retournai vers le jeune homme. pour la première fois depuis que je le vis, il leva sa tête de lui-même, et me regarda, les yeux larmoyants. Sa lèvre inférieure tremblait, et des petites cicatrices la parsemait. Ses lèvres étaient gercées, et lorsqu'il ouvrit la bouche ainsi, la peau de sa lèvre se craquela et un mince filet de sang commença à en couler. Puis, d'un ton plus fort, il prit à nouveau la parole.


"Je... J'en ai marre! je n'en peux plus! Je veux... Je veux mourir!"


Je me dirigeai vers lui d'un pas ferme et le regarda droit dans les yeux.


"Qu'est-ce que tu veux?

-Mourir! j'en peux plus de cette... de cette vie! J'ai toujours été considéré comme une sous-merde... Alors..."


Je lui envoya un coup de poing. le jeune homme fut propulsé à terre. Il éclata à nouveau en sanglots, mais dans sa voix, je distinguai une pointe d'assurance. Décidé à mourir? Je le releva. Son crâne était maintenant dégoulinant de sang, et un de ses yeux était fermé.


"Qu'est-ce que tu veux?

-Mourir! je veux mourir!"


Un nouveau coup de poing partit. A nouveau, le jeune homme fut envoyé au sol. Mais cette fois-ci, il ne gémit pas autant qu'avant.Il tenta de se trainer pour s'échapper, mais je le remonta par le col de son haut rapiécé. Je répéta la même chose. A nouveau, le jeune homme répondit qu'il voulait mourir. Un nouveau coup. Le garçon avait ses vêtements tâchés de sang. Il le crachait, et sa figure était à peine reconnaissable tant elle était recouverte d'hématomes. A ce train-là, il n'allait pas faire long-feu. Plus que deux ou trois coups et il rejoindrais le monde des morts. Je répéta la même action une nouvelle. La réponse ne changea pas. je donnai un autre coup de poing. Mais malgré tout, le jeune homme s'empêchait de crier. Malgré sa douleur et son désespoir, il résistait. Et, à chacun de mes coups, il semblait prendre plus d'assurance. Au bout du cinquième coup, il se releva de lui-même et me fixa dans les yeux. Il avait peur de moi, mais me défiait du regard. Je fit un petit rire et le prit par les cheveux.


"Tu veux mourir?

-Oui...

-Tu veux vraiment mourir?

-Oui!"


Je sortis un couteau de ma poche et le mit dans sa main.


"Alors, qu'est-ce que attends? Je ne vais pas le faire à ta place, tout de même? Vas-y, suicide-toi. Taille-toi les veines, égorge-toi, fais ce que tu veux avec ce couteau, du moment qu'il t'emmène là ou tu veux aller... Mais je te le dis, tu n'iras pas au paradis. Oh non, certainement pas..."


Le jeune homme regarda le couteau, et retint à nouveau ses sanglots. Il me regarda d'un air miteux, puis regarda à nouveau l'arme blanche. Émettant toujours ces mêmes reniflements, il porta l'arme à son poignet, et commença à appuyer. je le voyais hésitant. il n'avait pas encore transpercer la peau. Il avait peur. Il appuya un peu plus fort, et un mince filet de sang commença à couler le long de son poignet. ce n'était pas suffisant. Cependant, il arrêta le geste ici, et commença de nouveau à éclater en sanglots. Le contact du métal froid sur son poignet semblait lui donner des hauts-le-cœurs.


"Et bien alors? Tu ne vas pas t'arrêter en si bon chemin, tout de même. Tu n'es donc pas capable de te donner la mort? Qu'est-ce qui te fais peur à ce point?

-Je... N'en peux plus..."


Le garçon laissa tomber le couteau au sol et laissa exploser ses gémissements. Miku s'approcha de moi et mis une main sur mon épaule. Ce n'était pas en signe d'amitié. C'était simplement pour me dire que j'avais été trop loin. Il pouvait de moins en moins supporter mes actes, et n'arrivait pas à me comprendre. Pourtant, c'était moi qui ne savait pas ou mon bras droit voulait aller en restant à mes côtés... Les gardes reprirent le jeune homme, qui était maintenant complètement défiguré par mes coups, et l'emmenèrent hors du manoir. Certainement pour lui éviter le cachot, et le soigner...
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Extraterrestre

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Ginyu
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Sam 13 Fév - 13:38

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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Mer 17 Fév - 1:15

Chapitre deux
Devant l'ultime folie, un mur


Une journée avait passé depuis que j'avais tenté de faire cracher au jeune homme ce qu'il avait vu. Une journée qui s'était terminée par un échec. Pourtant, le gosse que j'avais "martyrisé" avait l'air d'avoir du potentiel. Lorsque je l'avais vu pour la première fois, il n'avait rien. Je me disais que, même dans son état normal, il ne devait rien avoir pour lui. il ne dégageait rien, si ce n'était cette odeur désagréable. Il n'avait aucun charme, aucun charisme. Mais, alors que j'avais commencé à lui donner des coups de poings, quelque chose en lui m'avait intrigué. Il semblait me défier du regard, et semblait vraiment décidé à mourir.Il avait plus cet air miteux et désagréable. Ce genre de regard, on ne pouvait pas le voir chez quelqu'un de son âge, généralement. Ce qui faisait que ce matin, en me levant, je me rendis compte que j'avais malgré tout envie de le revoir. Un sentiment me dévorait alors: de la curiosité. Mais dans ce cas-ci, la curiosité n'était pas une qualité, ni un "vilain défaut". Là, cette curiosité avait quelque chose de malsaine. Je voulais savoir jusqu'où il pourrait aller. En quelques coups, il m'avait défier du regard. jusqu'où serait-il capable de me tenir tête? J'avais l'impression que, si je l'envoyais en enfer, il serait capable de revenir pour me tuer. Comme moi j'en suis revenu... Il y avait quelque chose en ce jeune homme qui me ressemblait. C'était pourquoi il attisait envers moi tant de curiosité. ce n'était pas au niveau du physique, loin de là. C'était pas non plus quelque chose propre à moi. C'était plutôt un truc que les sayen connaissent bien: une rage qui ferait que même un pied dans la tombe, la ténacité d'en était pas réduite. J'adorais cela. cette idée que, jusqu'à la mort, l'on puisse garder toute cette rage. Qu'elle soit le dernier sentiment que l'on ressente avant de mourir. J'entendis des bruits de pas se rapprochant de ma chambre. Encore Miku, certainement, pour m'annoncer des mauvaises nouvelles, comme d'habitude. On toqua. je poussai un long soupir et me levai pour me diriger vers la porte, accompagné d'un "Ouais, c'est qui?". J'entendis la voix de Miku. Pas étonnant. Je déverrouillai, et ouvris la porte.

"Evan.

-Des nouvelles?

- *Miku s'assit sur un fauteuil.* Le môme d'hier a été identifié. Il s'appelle Taleck. Ses deux parents sont morts dans le braquage, on a retrouver leur corps, et dieu qu'ils étaient nombreux... Il a aussi un frère, mais on a pas trop d'informations sur lui. Ce n'est pas vérifié, mais selon des sources il serait mort durant ton combat, lorsque tu as provoqué les tremblements de terre.
-Il y eu tellement de morts aussi...

-La faute à qui? Pour ce qui est de Taleck en lui-même, son parcours scolaire, nous n'avons aucune information. Son dossier a disparu dans les décombres de son école, lorsque celle-ci a été attaquée par les armures.

-Et lui, pourquoi n'est-il pas mort à ce moment-là?

-Aucune idée. Il devait peut-être être malade, ou alors il a séché. Mais bon, je pense que nous n'aurons pas besoin d'autres informations sur lui. Ce qui est important, c'est qu'il dise ce qu'il sait. ensuite, nous n'en aurons plus besoin...

-Je préfère que ce soit fait le plus tôt possible. De toute façon, ce gosse ne pense qu'à mourir. Si je le tuais, il devrait me remercier!

-*Il déglutit avant de prendre la parole* Écoute, Evan. tous nos conseillers sont d'accords. Tu es incontrôlable, et tu allais tuer Taleck! Nous avons décidé de t'empêcher de le voir. Et aussi, nous pensons que tu devrais quitter ton poste. Tu n'es pas apte à diriger une planète, laisse-moi faire. Je te jure que Sayen s'en sortira mieux.

-Hahahaha! Arrête Miku, c'est moi qui ai libéré de cette planète. je suis leur sauveur, je mérite ma place! Ce n'est pas toi qui t'es battu pour la contrôler! Tu ne me la prendras pas comme ça!

-Et alors? Sont-ce des actes de barbarie qui font de toi un bon seigneur? Rends-toi à l'évidence, tu ne sais que te battre! Ce n'est pas la première fois que je te fais ce genre de discours... Mais cette fois-ci, j'y pense vraiment. Quitte ce poste avant que tu te fasses trahir à nouveau.
-Jamais. Tu peux aller te faire foutre Miku, moi je vais aller voir ce gosse et lui faire cracher le morceau. Essaie de m'en empêcher et je te tue."


Je me leva et me dirigeai vers la porte. Miku se leva lui aussi de son fauteuil et se dressa entre moi et la porte. Si une certaine peur de lisait dans son regard, il n'en avait pas moins d'assurance. Je poussai un petit rire, et avança vers la porte, sans lui prêter à l'attention. mais, alors que je fus devant lui, il me défier véritablement de regard. Ce n'était plus comme avant, lorsque son assurance n'était pas solide, car la peur le pétrifiait. En ce moment même, il aurait été prêt à me tuer si nécessaire. S'il en avait la force, il l'aurait déjà fait. Je tenta de faire un pas de plus, mais mon bras droit restait immobile, et je m'arrête, le front posé contre son buste. Je leva la tête vers son visage. D'où je le regardais, il paraissait immense, et son menton avait l'air de cacher toute la partie de son visage. Il devait bien faire deux mètres, et même plus. Il ne baissa pas la tête vers moi, regardant droit devant, me bloquant toujours le passage. Je remis ma tête droite, regardant à nouveau son torse. je n'aimais pas le regarder d'en bas, cela me donnait l'impression qu'il était supérieur à moi.


"Casse-toi.

-Pas question.

Casse-toi, sinon je te tue.

-Je ne fléchirais pas. Tu dois quitter ton poste de seigneur."


Je serrai les dents. se dressait-il vraiment contre moi? Pourtant, je ne voulais pas le voir mourir. Sans ça, le royaume sombrerait encore plus. Mes poings se serrèrent, et je sentis mes yeux piquer. je n'avais encore jamais ressenti cette impression... S'il ne se barrait pas, il allait mourir!


"Casse-toi! Je te dit de te barrer putain! Tu comprends pas que je vais te crever!!!

-Pas question."


Je serrai maintenant mes poings assez pour que le sang en coule. J'avais l'habitude que l'on veuille me tuer, qu'on se dresse contre moi. Mais jamais on ne me l'avais fait de cette manière. Jamais quelqu'un n'était resté aussi calme face à moi. Je voulais le tuer, putain! A l'intérieur de moi, Satan commença à se manifester. "Tue-le! Tue ce gêneur!" Seulement, le peu de conscience qui me restait me disais que sa survie ne dépendait que de ce que j'allais le faire. Si je le tuais, ce serait mes restes humanité qui voleraient en éclats. Pourtant, le fait qu'il ne bouge pas, et que, même si j'essayais d'en imposer de par mon charisme, rien! il ne bougeait pas! C'était un affront fait à ma toute puissance!

"Bouge-toi putain de merde!"


Dans un accès de rage, je sortis un de mes poignards et l'enfonça dans le flanc de Miku. Je le sentis pousser un cri de douleur, qu'il réprima rapidement. Du sang coulait de sa blessure, et son visage commença à devenir blême, pourtant, il resta immobile. Un mince filet rouge coula de sa bouche et tomba sur mes cheveux. Je sortis le poignard du flanc de mon bras droit, et le replanta, en plein ventre cette fois-ci. A ce moment-là, un sentiment d'impuissance me gagna. Miku était plus que déterminé, et la violence ne résoudrait rien. Je pouvais le tuer, mais ça serait renoncer à mon humanité. Et je ne voulais pas ça.


"Putain, pourquoi est-ce que tu te bouges pas? Tu perds trop de sang, tu vas crever si ça continue!

-Renonce à ton poste."


Je poussai un cri, et lui planta à nouveau le poignard dans l'épaule. je le ressortis, et lui assenai un nouveau coup. Il ne poussait aucun cri de douleur, rien. Je continuais alors de le martyriser, pris dans une colère folle. Alors que j'en était au septième coup de poignard, Miku tomba au sol. Perdant trop de sang, il s'évanouit. je me baissa vers lui, et regardai s'il respirait encore. Je sentais un mince filet d'air s'échapper de sa bouche. Si je le faisais hospitaliser maintenant, il s'en tirerait.


*Laisse-le! Tu as bien dit que tu tuerais tous ceux qui se dresseraient contre toi? Il voulait te prendre ton royaume! Il ne voulait que tes terres, que ton peuple! Tu aurais du te charger de lui dès le début mais tu as fait l'erreur de le nommer bras droit... Depuis qu'il est à ce poste, il ne fait que te critiquer, et alors qu'il se dresse, tel un mur te séparant de ton inévitable ascension, tu hésites? Tu fais bien pitié mon pauvre ami!*


Pas question. Sans lui, je n'aurais plus Satan à qui parler. Ce n'était pas une question de sauver son humanité -du moins, pas complètement-, c'était surtout parce que c'était le seul qui, comme Kenihichiro, savait écouter. S'il mourrait, je resterais seul avec mon compagnon indissociable, n'ayant avec lui comme sujet de discussion la mort, et autres gaietés. je porta Miku sur mes épaules, quant à Taleck, j'irais le voir après. Je me mis à crier dans tous le château que l'on amène des médecins, transportant Miku sur mon dos. Le sang de mon bras droit ruisselait maintenant sur mon corps, et laissait des traces rougeâtres dans les couloirs. Pas question. Il n'était pas question d'être seul avec lui.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Jeu 18 Fév - 0:24

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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Ven 19 Fév - 0:34

Chapitre trois
Complot


Un vent frais commença à s'engouffrer par la fenêtre. Une des employées de l'hôpital arriva et la referma. Elle s'excusa pour l'avoir laissée ouverte, et partit, l'air intimidé. Ce n'était pas tous les jours que l'on recevait Miku, le célèbre bras droit du seigneur Evan... Le guerrier avait été finalement transporté à l'hôpital, et l'on avait fait passer ses soins en priorité. Il avait été partiellement soigné dans la nuit qui suivit ses blessures, et s'était réveillé le lendemain. Cependant, il ressentait encore l'effet de ses blessures. il aurait pu y passer, mais celui qui l'avait blessé, lui avait aussi sauvé la vie... Maintenant, allait-il toujours être le bras droit de son seigneur? La question restait un mystère. Les médecins étaient épatés par la constitution de Miku: il avait déjà cicatrisé, et dans une semaine, il serait sur pied. Une des personnes qui l'avait opéré lui avait parlé en riant: "Eh bien! Vous êtes bien costaud! mais après tout, on n'en attendait pas moins du bras droit de notre seigneur!" Pendant qu'il disait ça, il avait l'air de jouer avec ses lunettes. Il avait toujours continué sur le même ton: "et sinon, qui vous a mis dans un tel état?" Miku avait préféré ne pas répondre. Il avait tourné la tête vers la fenêtre. Mais c'est alors que le lunetteux avait continué à lui parler: "Euh... Moi c'est Lin, enchanté!" Etonné, le bras droit du seigneur avait tourné la tête vers son interlocuteur. pourquoi se présentait-il? Une nouvelle fois, pas de réponses. Le médecin était alors parti avec une déception à demi-cachée. Puis les heures passèrent, lorsque, vers cinq heures du soir, le guerrier remarqua que la fenêtre s'était ouverte. Pourtant, le vent n'était pas assez fort pour l'ouvrir, et depuis ce médecin bizarre, personne n'était venu dans sa chambre. Et il aurait juré que qu'elle était parfaitement fermée! Miku essaya de se lever mais poussa quelques gémissements. Ses blessures l'élançait encore, et il n'était pas capable de marcher, ni même de se remettre droit. C'est alors qu'il remarqua juste derrière la fenêtre. C'était une silhouette humaine, mais qui semblait drapée d'une très large tunique...

***

Je n'avais pas dormi la nuit, tiraillé par mes sentiments. Et, dans cette faiblesse psychologique venait s'ajouter un éternel ennui. Par plusieurs reprises, je voulais aller voir ce Taleck. La curiosité envers ce personnage me rongeait. Seulement, Satan, d'habitude bavard, n'avait pas dit un mot sur cette personne. Bizarrement, j'avais besoin de son avis. j'aimais connaitre sa vision du monde, comment il le voit, commet il perçoit les gens. Il fallait qu'il sache. La nuit était passée lentement. N'arrivant pas à fermer l'œil, j'étais sorti par la fenêtre pour m'installer sur une des tours. de là, j'admirais mon royaume. Y'a pas à dire, être seigneur c'est le pied. Quand je pense que Miku voulait que je parte de ce poste... Finalement, après de longues heures d'ennuis, je commençai à sentir la chaleur du soleil. La chaleur augmenta au fur et à mesure que la boule de feu se dressait dans le ciel. Je n'en pouvais alors plus. Je bondis dans les airs et déployai mes ailes au moment ou je me mis à tomber. Ainsi, en véritable vol piqué, je traversai mon château de haut en bas. J'allais voir ce Taleck. je m'approchai d'un soldat, qui faisait une ronde entre les portes de ma demeure, et l'entrée des cachots, situés près du jardin. C'était un faux puits. Il y a longtemps, alors qu'une guerre civile avait pris fin, des extrémistes mécontent de l'aboutissement de cette bataille avaient torturé et tué des personnes de la haute bourgeoisie qui avait participé à leur défaite. Les extrémistes les avaient enlevé et enfermé là-bas, mais avait masqué cette entrée en la faisant passer pour un puits. Ils y avaient même mis de l'eau, et avait construit une entrée dans ce faut puits qui ne laissait passer l'eau. On raconte que certains des prisonniers étaient morts avant même d'entrer dans la cachots, n'ayant plus assez d'oxygène lorsque qu'ils étaient tirés sous l'eau. Maintenant, les cachots avaient été découverts et l'eau avait disparu. Le soldat me vit approcher. c'était celui qui avait murmuré "désolé" à l'oreille de Taleck, hier. A ma vue, il se mit au garde-à-vous.


"Je vais voir Taleck. il est bien dans les cachots, non?

-Euh... monseigneur, excusez-moi, mais, il a été mis dans hôtel. Je ne peux pas vous dire ou."


Je dégainai un petit poignard et fit sauté, d'un geste rapide et brusque, l'oreille du soldat s'envola dans les airs dans un flot de sang pour ensuite retomber mollement sur le chemin. Le soldat poussa un cri de douleur en se tenant le bas de la tempe, le sang y coulant abondamment. Il tombait dans l'herbe, noyant l'ancienne oreille du patrouilleur. Les yeux larmoyants, il aperçut son oreille sur les graviers. elle était rouge sang, et avait l'air d'un objet inanimé. Dans un douleur faisant perdre raison, le soldat tendit sa main vers son membre défunt. mais, alors qu'il allait l'attraper, je l'écrasa. Sous la force de mes pieds, il y eut un "splotch". L'oreille réduite en bouillie, ma semelle de chaussure devait avoir pris la teinte du sang... Sans compter les bouts de peau, déchiquetés, qui devaient s'y trouver. Je pris le menton du soldat et le souleva à ma hauteur.


"Si tu me dis pas ou il est, j'te fait sauter l'autre oreille.

-Le... Il est dans un hôpital, celui situé juste au sud d'ici. Le plus près... j'vous jure, j'dis pas n'importe quoi! C'est... C'est Miku qui nous a dit de... De pas vous dire ou Taleck était... S'il vous plait, mon seigneur, je vous en supplie! ne me tuez pas!

-Tu obéis à un de mes sous-fifres? Tu oses me mentir? Je n'ai pas besoin d'un élément de ton genre dans mon armée."


Le soldat, ayant peur de comprendre ce que je voulais dire, poussa un cri. je me servis du poignard avec lequel j'avais coupé son oreille pour le lui enfoncer en pleine gorge. l'arme traversa sa pomme d'Adam, et laissa échapper un flot de sang sur mon visage. Quelques cris étouffés, et le soldat tomba au sol, se vidant de son sang. J'essuyai mon visage sur lequel le liquide rouge avait giclé, d'un revers de la main, et mis en route vers l'hôpital.


***

"Ishizuma...

-Ca faisait longtemps, n'est-ce pas? Tu ne t'es pas arrangé depuis notre dernière rencontre..."


Miku garda ses yeux fixés sur Ishizuma. Il ne s'attendait pas à le voir ici... Il ne l'avait vu qu'une fois, il y a peu de temps. A l'aide de Lena, il avait réussi à le vaincre et lui infliger une grave blessure, mais il en avait réchappé. Il avait vaincu Evan lors de la guerre et avait ensuite disparu. Le (Ex?) bras droit du seigneur voulut à nouveau se lever, mais n'y parvint pas. Ishizuma se dirigea alors vers lui, avec ce sourire qu'il portait toujours. Il posa sa main sur les blessures du guerrier, et il y eut comme un flot lumineux. En quelques secondes, l"hospitalisé était complètement guéri. Miku se leva, regardant son guérisseur non sans une certaine méfiance malgré ce qu'il venait de faire. Puis, alors qu'il allait lui adresser la parole, quelqu'un d'autre arriva dans la pièce. C'était un des membres de l'hôpital, celui qui s'était présenté à lui et lui avait posé des questions. Il arborait cette fois un air grave, et ses yeux étaient on ne peut plus sérieux derrière ses verres de lunettes. Il était complètement chauve, et devait bien avoir la cinquantaine. Il avait l'apparence type d'un bon médecin. Seulement, l'expression qui se dessinait sur son visage était totalement en opposition avec le genre de type qui aime soigner quelqu'un. Il s'approcha de Miku, et s'assit sur une chaise, juste en face de lui. Ishizuma s'appuya contre le rebord de la fenêtre. Son visage commença lui aussi à perdre son sourire. Miku s'était levé, et était prêt à partir s'il le fallait. Seulement, les deux personnes dans cette pièce n'étaient pas là pour le tuer. Sinon, pourquoi le guérir ainsi? Le médecin, dont le guerrier avait oublié le nom, commença.

"Enchanté, Miku. je suis Lin, vous vous souvenez de moi? Evan a du se creuser la tête pour sortir une excuse quant à votre état. Il a annoncé, je cite: "Nous sommes confrontés à de nombreux problèmes en ce moment. En effet, des criminels en tous genre infestent la ville en ces temps durs, comme vous avez pu le constater pour le massacre à la banque, par exemple. Miku a été attaqué par des gens du même type, des révolutionnaires, certainement. On l'a pris en traitre alors qu'il se était dans le château, mais je suis arrivé à temps, et ils se sont enfuis. Je les retrouverais, vous en avez ma parole..." Hahahaha! Il suffirait pourtant de quelques analyses pour remarquer que c'est bien ce cher Evan qui vous a attaqué! Seulement, il a bloqué tout accès aux parties du château concernant cette attaque, et bien sur, cela n'a pas été divulgué dans la presse... Il n'y a donc pas d'analyse, pas d'enquête, rien. Il n'y a eu qu'un seul témoignage, le sien. Et quel témoignage!

-Je ne comprends pas. Ou voulez-vous en venir? Et quel est votre rapport avec Ishizuma?

-Lin fait partie d'un réseau secret qui a pour but de renverser le pouvoir. J'en suis le chef. Nous avons déjà un plan en tête pour nous débarrasser du seigneur...

-Pourquoi me balancer tout ça comme ça? Qu'est-ce qui te fait dire, à toi et à ton médecin, que je vais pas aller voir Evan pour tout lui raconter?
-Après ce qu'il t'as fait? Tiens, regarde."


Ishizuma sortit un petit microphone de sa poche. Il appuya sur quelques boutons, et augmenta le volume. ce fut alors que Miku entendit le dialogue d'hier, lorsqu'il voulait empêcher le seigneur d'aller plus loin.


"Comment l'avez-vous eu?

-Nous avons des personnes infiltrées un peu partout. c'est un des servants, je crois, qui a du cacher ce microphone dans la chambre d'Evan pendant que celui-ci n'était pas là. Notre organisation a pris une grande ampleur. Regardez, cet hôpital, par exemple, est le meilleur de la ville. Seulement, il est beaucoup plus cher, et on n'y soigne généralement que les hautes instances qui le fréquentent. dans cet endroit, nous sommes cinq à comploter contre le seigneur. Alors, voudriez-vous nous rejoindre?

-Pour tuer Evan? Laissez-moi réfléchir...

-Non. désolé, mais tu ne sortiras pas de cette pièce tant que tu n'auras pas dit oui ou non. bien entendu, si tu dis non, c'est la mort. j'ai introduit une boule de ki contenant du poison dans ton corps lorsque je l'ai soigné. Il me suffit de la faire exploser -ce que je peux faire à tout moment- pour t'éliminer.

-Puisque je n'ai pas le choix... Mettre fin à son règne ne pourra pas faire de mal."
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Ven 19 Fév - 0:55

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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Sam 20 Fév - 0:58

Chapitre 4
Haine et désespoir


Suite aux deux catastrophes qui s'étaient abattues sur le royaume, parmi les cinq hôpitaux qu'il y avait en ville, deux avaient été entièrement détruits. Un autre était devenu branlant, pouvant s'écrouler à tout instant. De plus, quelques parcelles de murs s'étaient déjà effondrées, provoquant la mort de patients, ou de personnel. Il était à l'abandon, et servait, comme la banque, de squat. Parmi les deux autres, il y en avait un "de luxe". C'était dans cet hôpital que Miku avait hospitalisé. Dans cet endroit, on y retrouvait le gratin du royaume: bourgeois, grands généraux de guerres, et autres personnes véreuses. L'autre était beaucoup plus modeste, plus accessible. C'était dans celui que Taleck avait été hospitalisé. Je m'y était rendu en volant, et le voyage ne prit pas plus de deux minutes. A la porte du bâtiment, une énorme foule était attroupée. On y voyait toutes sortes de gens: estropiés, manchots, borgne, lépreux... Suite au deux catastrophes, si les morts étaient nombreux, les blessés l'étaient bien plus. De plus, l'hygiène avait énormément baissée et les maladies commençaient à se répande un peu partout. De là ou je les regardait, je percevais leur odeur, signe de manque d'hygiène. J'entendais des "s'il vous plait! Nous sommes malades!" ou des "Je vous en supplie, j'ai besoin d'être soigné!". Tout ces gens, si leur handicap n'était pas les mêmes, avaient pourtant quelque chose en commun: dans leur état, ils ne pouvaient rien faire si ce n'était supplier. Tous ces infirmes ne pourraient pas être guéris, ou partiellement. Je n'avais pas besoin d'eux dans mon royaume. Sur la porte de l'hôpital, un gros cadeans avait été installé. Mais l'entrée cédait peu à peu malgré tout. Soudain, d'un des haut-parleur, placé sur un des pans de l'hôpital, une voix se fit entendre.

"Nous sommes désolés d'avoir du fermer la porte, mais s'il vous plait, ne la forcez pas. Nous sommes débordés et ne pourrions tous vous accueillir. Une place vient de se libérer, et nous sommes prêts à faire entrer un patient... S'il vous plait, pas de débordement. Vous devez tous rester calmes. Je suis désolé, mais une seule personne ne sera acceptée. Nous n'avons pas beaucoup d'effectifs. Que celui qui ira se faire soigner se place juste devant la porte, et que les autres se reculent, pour qu'on puisse le distinguer."


Celui qui avait dit ça ne pouvait être qu'un idiot. Il ne semblait pas avoir bien compris la situation. L'annonce finie, l'émeute repris de plus belle. "Non, j'irais!" "je suis le plus blessé d'entre vous!". Dans tout ce carnage, une jeune femmes aux yeux écarquillés et aux cheveux gras et en broussaille tentaient d'élever sa voix. Seulement, elle ne poussait que des gémissements plaintifs. Une grosse trace de sang lui recouvrait une partie du visage, et n'avait qu'une sorte de vieille tunique déchirée et bien trop courte en guise de vêtements. Elle marchait de travers, transportant au creux de ses bras un bébé. Seulement, à y voir de plus près, le jeune né avait la moitié du visage arrachée, et un de ses yeux pendait, sorti de son orbite. Seulement, la jeune mère continuait, ne perdant pas espoir que l'on sauverait son enfant. Encore quelqu'un qui avait rejoint l'univers de la folie. Après quelques secondes de contemplation, je me levai et me dirigeai vers cette foule. Ils ne prêtèrent même pas attention à moi. Ils en étaient venu à jouer du poing. Cette bande de blessés et de malades étaient désormais en train de s'entre-tuer devant la porte de l'hôpital. Seulement, alors que j'avais réussi à me frayer un chemin vers la porte dans tout ce carnage, je sentis quelqu'un s'agrippant à mon bras. c'était un vieil homme chauve, qui me regardait avec son unique œil empli de désespoir. De grosses pustules lui déformaient le visage, le faisant ressembler à un monstre.


"Vous êtes notre seigneur, non? Je vous en supplie, aidez-moi! Je vais mourir sinon!

-Ne me touche pas."


Je ne supportai pas le contact de sa peau graisseuse. Le malade s'agrippa encore plus fermement à mon bras et me porta la main au visage, me suppliant encore. Ne supportant pas le fait qu'il veuilles me toucher le visage, je laissai échapper un coup de poing, qui lui atterrit dans la tempe. Toutes ses pustules, sous l'effet du choc, éclatèrent en boules de pus et de sang. Je retirai ma main aussi sec dans un sentiment de dégout pour ne pas en être aspergé. Le vieil homme tomba à terre, mort sur le coup. Mon geste fut à peine remarqué dans cette foule désespérée. Je pris le cadenas de la porte et l'enleva en tirant un coup sec. J'ouvrais la porte et y pénétra. Une des personnes me vit entrer et le cria. Tout le monde se rua alors vers la porte. Je concentrai un peu de force dans mon poing et jetai une vague d'énergie. L'attaque se dirigea vers la foule et explosa. La puissance n'était pas grande; je voulais épargner l'hôpital, mais il ne restait plus aucun survivants. Ce qui était une foule de blessés s'entre-tuant n'était dorénavant qu'une montagne de cadavres aux visages pétrifiés par la terreur et l'incompréhension. Dans l'amoncellement de cadavres, je reconnus l'ex-jeune mère. Elle vivait encore, et tenait toujours son enfant mort dans les bras. Celui-ci était en encore plus mauvais état qu'avant, et avait été broyé en deux. La jeune folle ne tenait plus qu'une bouillie de chair et d'os. Elle poussa des petits cris et tendis la main vers moi. J'avais déjà vu pire... Je me retournai, et fermai les portes de l'hôpital derrière moi. A l'instant ou les portes claquèrent, la main de la jeune folle retomba mollement, signant la fin d'une vie pathétique et inutile. Le personnel soignant me regarda d'une expression horrifié.

"Ne vous inquiétez pas, vous ne subirez pas le même sort. Et de toute façon, chacun d'eux était désespéré. Et ça vous évitera de faire du zèle... Je veux aller voir Taleck, ou est-t-il?

-Euh... Cham... Chambre 205, au troisième..."


Je me dirigeai vers les escaliers tranquillement. Personne ne fit le moindre geste, personne ne prononça mot. Tous étaient pétrifiés par la terreur. Arrivé au troisième étage, je trouvai la chambre de Taleck et l'ouvrit. Le jeune homme était étendu sur son lit, regardant par la fenêtre. En entendant le bruit de la porte, le garçon tourna la tête vers moi, et fut parcouru d'un frisson. Il était couvert de pansements et de bandages. Cependant, alors que je sentais qu'il allait encore pleurer comme la dernière fois, il parut se reprendre. Il avait, non sans crainte tout de même, une expression déterminé, comme s'il était prêt à tout. Je m'approchai de lui, non sans cacher un sourire.


"Alors? Tu vas enfin me dire vers ou sont partis les meurtriers?

-Je les retrouverais et les tuerais.
-Hahaha! Mais je m'en fous de ça, gamin. Je veux savoir vers ou ils sont allés.

-Je sais pas, je n'en ai plus aucun souvenir. Mais je...
-La haine et la soif de vengeance sont toujours les sentiments qui arrivent après le choc d'avoir perdu deux êtres chers. Seulement, si le premier sentiment est inutile, les deux seconds te mèneront à ta perte si tu les suis de manière irréfléchie.
-Mais... Ce sont eux... C'est de leur faute si tout ça est arrivé... La haine et la vengeance me rendront plus forts! Aidez-moi à les tuer!
-Hahahahaha! Tu me fais rire! Comment une haine envers deux voleurs de bas étage pourraient-ils te rendre plus fort? S'il faut blâmer quelqu'un, alors c'est moi, et moi seul! Tu veux te venger? Et bien alors tue-moi! C'est moi qui ai mené le pays à sa perte! C'est à cause de moi et seulement moi qu'il y a eu ces deux catastrophes! C'est moi qui n'ait pas réussi à maintenir une économie stable, et qui a poussé des gens au vols! Moi qui est assez égoïste pour refuser de donner mon pouvoir à quelqu'un qui l'utiliserait mieux que moi! Sans moi, tu vivrais encore avec tes parents et ton frère! Indirectement... C'est moi qui ai tué tes parents, et ton frère, comme l'on peut juger coupable notre créateur pour avoir nourri en l'Homme tant de vice! Vas-y, nourris ta soif de haine, et tue-moi lorsque tu en seras capable! Je t'attendrais!"


Taleck commença à trembler. L'idée de devoir se dresser contre moi suffisait à lui donner des frissons. Il tenta de dire quelque chose, mais s'arrêta. Son visage commençait à s'emplir de frayeur.

"Tu as peur? A quoi cela sert de haïr, si, lorsque tu vois le fruit de ta haine tu te fais dessus? Fais passer le mot au personnel de l'hôpital qui me contactera, si quelque chose te reviens."


Je sortis de la chambre, laissant taleck pétrifié de peur. Mais, alors que j'allais sortir de l'hôpital, quelqu'un s'arrêta devant moi. Il avait une blouse de médecin, pourtant, au fond de moi, quelqu'un chose me disait qu'il était loin d'en être un. il tendis la main vers moi.


"Gyoto, enchanté, seigneur.

-Qui êtes-vous?

-Qui je suis?..."
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Sam 20 Fév - 1:24

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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Dim 7 Mar - 18:17

Chapitre 5
Le produit


"Quand allons-nous passer à l'action?"

Miku posa cette question à Ishizuma. Celui-ci tourna la tête vers le guerrier, puis lui fit signe de le suivre. Tout en marchant, il lui expliqua tout.


"Nous avons plusieurs plans, et de nombreux atouts en main. Pour être franc, Evan n'est plus de mon niveau, il m'a dépassé maintenant... Seulement nous avons des scientifiques dans la résistance. Certains ont trouvé une sorte de potion très spéciale... Elle a pour effet de "réveiller" le corps, et toutes ses capacités. Avec ça, on pourrait peut-être atteindre le niveau de Evan mais... Rien n'est moins sur. de plus, on ne sait si l'on aurait le contrôle de soi une fois le mélange bu. Malheureusement, nous ne l'avons plus, et en refaire serait coûteux et difficile. Celui qui l'avait sur lui est malheureusement mort à la banque, et nous ne savons plus quoi faire du remède...

- Je crois en avoir une idée.
- Vraiment?
- Lorsqu'il y a eu ce massacre à la banque, il n'y a eu qu'un seul survivant. Il se nomme Taleck. Malheureusement, il est encore sous le choc, et ne sais plus ce qui s'est passé exactement. Peut-être que... Qu'il a eu ce produit en mains...

- Ce serait formidable. Même si ce n'était pas notre seul atout, ce mélange n'en restait pas moins très important. Il faudrait aller voir ce Taleck..."


***

Taleck était à nouveau dans sa chambre. Si un jour il aurait imaginé se retrouver dans cette situation! Comme il se sentait mal, et comme il aurait préféré continuer sa longue et ennuyeuse vie! Il en avait marre que son coeur pèse de plus en plus lourd dans sa poitrine, qu'il ressente le poids de la haine, et de... La culpabilité? Car il y avait une image revenait sans cesse dans sa tête. Son frère tombant. Il n'a pas tenté de le rattraper. Pourquoi? Etait-ce un acte volontaire? Etait-ce de sa faute si son frère avait succomber? Avait-il tuer son frère? Pourtant, c'est lui qui étais tombé. Il voulait se convaincre que non, qu'il n'aurait pu rattraper son frère, mais c'était se mentir à soi-même. Il aurait pu. Il aurait pu le rattraper. Il voulait se souvenir. Ce qui s'était passé. Il se prit la tête, tourmenté par ses pensées. Il n'y avait pas que ces voleurs qui étaient des meurtriers. Lui aussi?...

[Flash-Back on]

Tout le monde mourrait petit à petit, sous les balles des voleurs. Taleck regardait le spectacle, impuissant. Il s'était réfugié dans un coin, les mains sur la tête, en sanglotant. Chaque nouveau bruit de balle le faisait sursauter. Comme il se sentait mal! Il avait reçu le sang de ses parents sur un pan de sa chemise lorsque ceux-ci s'étaient fait tirer dessus. Il n'y avait plus qu'une dizaine de personnes à la banque. Tous tentaient de s'enfuir, mais étaient criblé de balles sans la moindre trace de pitié. C'était horrible. Taleck se hasarda à lever les yeux, lorsqu'il vit que les voleurs abattirent le dernier homme. C'était comme un champ de bataille, ou les cadavres s'agglutinaient. les voleurs au milieu, se tenaient, droit. L'un deux qu'ils feraient mieux de partir maintenant. Allait-ce se finir ainsi? Taleck, caché dans un coin, survivrait, grâce à sa lâcheté? Il avait toujours les mains sur sa tête, lorsqu'il ne put s'empêcher de pousser un sanglot. Un des voleurs se tourna vers lui.


"Il en reste un! Vas-y, je vais le tuer, je me suis pas assez défoulé! Quand je pense qu'on a fait tout ça pour rien!"


Taleck poussa un cri de terreur et se mit à courir. Le voleur tira une balle qui alla se figer dans la jambe de Taleck. Celui-ci tomba au sol en gémissant. C'est alors qu'il vit un liquide, sortant d'une fiole en morceaux. A côté, il y avait un cadavre, qui avait rendu son dernier souffle il y a peu. Une autre balle fut tirée, et alla cette fois dans le ventre de Taleck. A nouveau, un cri de douleur. Le tueur jouait avec lui... Le garçon se traina au sol, et posa sa main dans le liquide. Mais il n'avait plus la force... Lorsque soudain, il sentit quelque chose s'emparer de lui. Une force qu'il n'avait jamais connu auparavant. Il se leva, sans pour autant contrôler ses mouvements. Le tueur, étonné, cessa de vouloir le tuer à petit feu et lui lança une rafale de balles. Mais elles furent toutes esquivées. Ce n'était plus Taleck. C'était son "lui" intérieur, la puissance qu'il renfermait. C'était son inconscient qui le contrôlait. Le voleur, voyant ses balles inefficaces, laissa tomber son arme. Il recula de quelques pas en appelant son coéquipier qui était prêt à partir. celui-ci cribla aussi Taleck de balles, mais à nouveau ce fut une rafale inefficace. Taleck poussa un cri inhumain, et se rua sur le premier voleur. Il le mordit au cou, et ses dents transpercèrent la gorge du tueur pour se rejoindre. la tête ne tenant plus qu'à quelques monceaux de peau, Taleck s'empressa dans les arracher et leva la tête au ciel. Le corps, véritable fontaine sanglante, tomba au sol. Puis il fonça sur l'autre tueur, qui tentait à présent de s'enfuir. Taleck lui prit les cheveux et le tira en arrière. Le tueur tomba au sol et poussa un cri de terreur. Le jeune garçon, qui n'était plus tout à fait lui-même, plongea sa main dans le corps du malheureux. celui-ci, transpercé, suffoqua avant de s'éteindre. Puis les deux cadavres, par un pouvoir venant certainement de Taleck, commencèrent à se réduire en cendres, ainsi que le sang qui avait giclé sur le jeune homme. Puis celui-ci revint à lui-même, et plus tard, des gardes arrivèrent...

Flash-Back off

Ca y'est. Taleck se souvenait. Mais pourrait-il retrouver cette force?

***

Gyoto, cet homme étrange que j'avais rencontré, avait dit pouvoir m'aider. D'habitude, j'aurais refuser purement et simplement. Seulement, je rencontrais beaucoup de problèmes en ce moment. J'avais décidé d'écoute ce qu'il avait à me dire... Et aussi, aujourd'hui ne s'annonçait pas sous les meilleures hospices. J'avais appris que Miku s'était enfui de l'hôpital. Il allait certainement me trahir... Gyoto m'attendait dans mon château, dans une salle dans laquelle je ne vais presque jamais. Je m'y étais rendu, et le vit. Il n'avait plus sa blouse de médecin. Il n'avait pas un seul cheveu, complètement rasé. Ses yeux, vitreux, étaient au-dessus d'énormes cernes. Son visage était ridé, et ses lèvres affreusement sèches. Il avait l'air fatigué, et en mauvaise santé. Lorsqu'il me vit, il se leva pour me saluer.


" Monseigneur.

- Pourquoi est-ce que vous vouliez me voir?

- J'ai des informations de la plus haute importance. Il y a une organisation, créée récemment, dont le but est de vous faire chuter.

-Tu es venu juste pour ça? J'entends sans cesse ce genre de choses, et ça n'a jamais été quelque chose de très sérieux. A la limite, lorsque c'était vrai, ce n'était que de petites frappes, que je me suis empressé d'éliminer.

- Non, monseigneur, là c'est vraiment sérieux. Je ne sais pas ou ils se cachent cependant, mais je sais qu'ils ont d'énormes moyens. Je que celui qui est à sa tête est un certain... Ishiza... Ashiz...
- Ishizuma?

- Oui! Vous le connaissez?

- ... Comment le savez-vous, et qui êtes-vous réellement?

- Héhé... Je suis connu sous le nom du faucon noir, aussi. Gyoto n'est pas mon vrai nom..."


Je le connaissais de nom... Le faucon noir était, depuis quarante ans, l'espion le plus convoité du monde. Personne ne connait vraiment son visage, et il en change à chaque nouvelle mission. De nombreuses personnes font appel à lui en échange de fortes sommes d'argent pour avoir des informations. Mais qu'il vienne me voir comme ça me donnait un doute. Etait-il sincère?... C'était un espion après tout, il aurait très bien pu être engagé par quelqu'un d'autre pour essayer de récolter des informations sur moi, ou, pire, me tuer.


" Pourquoi récoltes-tu des informations sur eux pour moi, alors que je ne t'ai rien demandé?

- Héhéhé... C'est pourtant simple... Je ne veux pas voir votre royaume tomber...
-Hein?
- J'aime ce que vous faites! J'aime votre empire, j'aime votre façon de gouverner! Ce monde n'a pas besoin d'un dirigeant calme, nous sommes constamment menacés d'être attaqué... Et notre société qui est remplie d'incapables! Ils devraient tous être conduits au bûcher! Nous n'avons pas besoin d'éléments inutiles! Il faut une société ou chacun apporte sa pièce à l'édifice! Et j'aimerais que mon peuple, celui de Sayen, devienne le plus fort de tous! Monseigneur, j'adhère simplement à vos idées. C'est aussi pour mes intérêts personnels que je vous dit tout ça. Je ne veux pas que des rebelles prennent votre place... Si vous doutez, libre à vous. Mais je ne veux que vous aider.

- En effet, j'ai de forts doutes. Mais après tout, je n'ai rien à cacher, et tu es loin de pouvoir me tuer. Alors j'accepte ton aide! Hahaha, va, infiltre-toi chez ces salauds et rapporte-moi tout ce que tu sais!
- Je vous remercie, seigneur. Tout d'abord, j'ai des informations très importantes sur un certain produit qui rendrait plus fort..."
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Mer 10 Mar - 20:14

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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Ven 12 Mar - 21:50

Chapitre 6
Première confrontation

Il n'y avait pas une minute à perdre. Il fallait que j'aille récupérer Taleck, avant que les rebelles s'en emparent. Gyoto m'avait tout raconté à propos de ce produit qui rendrait plus fort, et le fait que celui qui l'avait en sa possession était mort à la banque... J'avais tout de suite fait le rapprochement. Je pensais certes que, même ce genre de choses entre les mains, on ne pourrait me dépasser mais... Je ne voulais pas prendre le risque que mes ennemis aient un aussi bon atout en main. Avant de partir pour l'hôpital, je m'adressai à Gyoto avant.

"Il faudrait que tu essaies de t'infiltrer dans cette organisation si ce n'est déjà fait. j'aimerais que tu me fasses un rapport tous les deux, trois jours sur leur agissements. Bien sur, je t'ai à l'œil et si j'ai un doute alors je te tue. C'est bien compris?

- Jamais je ne vous trahirais mon seigneur. Votre règne doit durer et c'est avec un grand honneur que je vous aiderais."


Je lui jetai un dernier regard, puis courut m'envoler vers l'hôpital. J'avais deux possibilités: soit tuer Taleck et désintégrer son corps, pour que personne ne puisse trouver en lui des échantillons de ce produit. Soit l'enlever, pour l'analyser... Je ne m'inquiétai pas, pour l'instant, que l'organisation secrète visant à me tuer sache que Taleck avait leur produit. Comment auraient-ils pu savoir que c'était un simple gosse qui détiendrait leur potion? J'allais leur damer le pion, et en beauté. Lorsque j'aperçus l'hôpital, je ne prit pas le temps d'entrer par la porte... Connaissant l'endroit ou se trouvait la chambre de Taleck, je m'y engouffrai par la fenêtre, et alluma la lumière. Mais rien. Il n'y avait personne ici.

***

(Quelques minutes plus tôt) Il en avait assez! A nouveau, Taleck se sentait impuissant. Il passait ses journées sur un lit d'hôpital, le regard creux. Que lui restait-il? Les voleurs étaient morts. Il avait accompli sa vengeance sans même s'en souvenir. Pourtant, c'était la seule chose qui le rattachait à la vie. Sans cette quête de vengeance, que lui restait-il? Ses coups, son malheur? Sa vie se résumait-elle qu'à ça? Non. Sa vie ne se résumait plus à rien... il n'avait même pas le courage de se suicider. Alors il avait trouvé un vocation pour s'occuper. Pour vivre et ne pas être qu'une coquille vide sans but dans la vie. Il allait se chercher. Il avait tué ces deux voleurs d'une violence inouïe... Il était donc un monstre de la pire espèce! Donc, était-ce volontaire? De ne rien faire et voir son frère s'étaler de tout son long sur le trottoir? Était-ce sa faute? Devait-il pleurer sa mort, ou en était-il responsable? C'était pour trouver des réponses à ces questions qu'il sortit de son lit. Ses blessures l'élançait encore, mais il était capable de marcher. Il sortit de l'hôpital, évitant le personnel de l'hôpital, et sortit sans problèmes. Il fut alors prit dans le froid du monde extérieur, alors qu'il n'avait pour vêtements que cet habit blanc lui descendant jusqu'au jambes. Puis il courut. de toutes ses forces, sans savoir ou il allait. Il ne savait par ou commencer, pourtant son objectif était fixe! Était clair, net! Avait-il tué son frère? C'est alors qu'il sentit que ses jambes avaient de plus en plus de mal à le porter. Il s'essoufflait vite, et dut bientôt s'arrêter pour reprendre son souffle. Mais ce fut alors qu'il entendit des pas se rapprocher vers lui. Il vit deux personnes qui arrivaient: l'autre était assez imposante, vêtue d'une armure. L'autre était un homme grand, et plutôt maigre, vêtu d'une tunique bien trop grande pour lui. Il reconnaissait celui en armure: il était avec le seigneur Evan, c'était son bras droit. Quant à l'autre, il ne lui disait rien. Cependant, une chose était sure: ces deux personnes étaient venu pour lui...

***

La nuit commençait à s'installer lentement. J'avais été prit d'un accès de violence, lorsque je vis que taleck n'était plus dans son lit, que je parvins à contrôler rapidement. Il fallait que je le retrouve. Je sortis de l'hôpital et me mit à survoler les rues, regardant partout. mais c'est chercher une aiguille dans une botte de foin. Lorsque soudain, je sentis deux puissances qu'il connaissait bien. Très bien, même... je m'envolai dans leur direction. C'était une petite ruelle mal éclairée et peu fréquentée. Des détritus jonchaient le sol, il y avait de la nourriture pourrie, des vieux bouts de papiers, de bois, de fer... Le lampadaire qui l'éclairait avant était maintenant au sol, tordu en deux. Seul le soleil -et bientôt la lune- permettait d'y voir clair. Mais tout était déjà clair dans ma tête lorsque je sentis ses puissances... Je me posai dans la ruelle et remarqua Taleck. il se retourna et prit peur en me voyant. Derrière lui se trouvait Miku et Ishizuma. Celui-ci déclara:


"Zut, nous n'avions pas correctement masqué nos puissances...
-Ishizuma? Ça faisait longtemps... Et toi aussi Miku. C'est pour ça que vous êtes au courant que ce soit certainement taleck qui ait encore des traces du produit sur lui... Alors tu t'es allié avec lui? Il était pourtant notre ennemi avant, je me trompe? Et maintenant, vous vous liguez contre moi?

- Je ne pouvais plus être le bras droit d'un fou furieux. Pour le bien de cette planète, et aussi pour celui de l'univers, il faut que tu meures. Tu continueras d'exercer le vice en enfer...
- Moi, exercer le vice! Crois-tu que si toi et Ishizuma, avec votre troupe de rebelles, gouvernerez mieux que moi?!
- Personne ne pourra faire pire. Et...

- Attends, Miku. Evan, ai-je bien entendu "troupes de rebelles"? Qu'est-ce qui te fais dire que nous sommes tout une troupe ainsi?

- Je suis bien informé vois-tu. Je sais aussi que ce gosse est une précieuse carte pour vous: il y a peut-être encore dans son métabolisme des traces de ce produit qui l'a rendu plus fort.

- Comment..."


Maintenant que j'étais aux prises avec eux, j'allais opter pour la meilleure solution: tuer Taleck pour que le produit ne soit plus jamais utilisable. Je me ruai sur le gamin et l'attrapa. Miku et Ishizuma tentèrent de m'en empêcher mais je m'envolai juste après avoir empoigné l'enfant. Je sortis un couteau de ma poche et allait trancher la gorge de Taleck lorsque Miku se mit rapidement derrière moi et me prit les bras pour m'empêcher de bouger. Ishizuma prit alors l'enfant et s'en alla le plus vite possible. Miku me lâcha et fit de même, mais je n'en resta pas là. Il ne devait pas avoir le gamin. je lançai des boules d'énergies dans leur direction, mais mes adversaires les esquivèrent. je me mis alors à leur poursuite, tout en déployant mes ailes. Ils allaient vite, mais je les rattrapai. Lorsque mes ennemis virent que je me rapprochait, il tentèrent d'accélérer mais c'était vain: j'étais plus rapide. Et j'avais aussi un avantage certain: je me battais pour tuer ce taleck, eux voulaient le protéger. C'était leur plus gros point faible dans cette bataille, cet enfant. J'attrapai la jambe de Miku et l'attirai à moi. Puis je donnai un coup de coude dans le dos de Miku, et lui attrapai la tête. je le lança ensuite sur Ishizuma, qui avait toujours taleck dans ses bras. Mais mon ancien bras droit se reprit à temps et se rua vers moi. Mais il voulait me retenir. Pendant que j'allais l'affronter, Ishizuma partait avec l'enfant. Miku me fonça dessus en voulant me mettre un coup de poing. J'esquivai en m'envolant vers le haut, et m'avançai légèrement. Là, je me servis du dos de Miku comme d'appui pour me propulser et rattraper mon autre adversaire. Celui-ci remarqua vite qu'il allait se faire avoir. Miku, qui était derrière, tentait de me rattraper. mais il n'était pas assez rapide, et n'envoyait pas de salves d'énergies, de peur que je les dévient pour qu'elle foncent droit sur Taleck, qui était toujours tenu par Ishizuma. Mais, alors que ceux-ci allaient être attrapés, le jeune homme sembla pris d'une colère noire. Il n'en pouvait plus d'être balloté ainsi, et le produit qu'il avait ingurgité commençait à prendre effet pour la deuxième fois. Seulement, cette fois-ci, il était toujours complètement conscient. Il murmura à Ishizuma:


"Vous pensez que... J'ai tué mon frère?... Cette puissance... C'est moi?..."

Ishizuma le regarda, puis détourna les yeux sans lui prêter attention. Il devait se concentrer, et évité d'être rattrapé. Un flot de puissance se dégageait du jeune homme, cependant celui-ci ne savait pas comment s'en servir. Il était toujours tourmenté par ses pensées. Soudain, une idée traversa Ishizuma. Il s'adressa à Taleck.


"Ecoute, petit, à ce train-là, Evan va nous rattraper et il va te tuer. Alors je vais aspirer la puissance que tu dégages pour m'en servir contre Evan, et l'éliminer. Tu vas te sentir fatigué, mais rien de grave. Ok? Et pour ta puissance... Elle n'est pas vraiment à toi... Mais ce serait trop long à expliquer. Prépare-toi!"


Ishizuma se mit à aspirer la puissance de Taleck. Il sentit sa force augmenter à une puissance folle. Il allait certainement atteindre mon niveau... Voyant cela, je me dépêchai encore plus pour le rattraper au plus vite. Je concentrai une énorme énergie dans mon poing et la lança sur mon ennemi. Celui-ci n'eut le temps de l'esquiver et se la prit de plein fouet. Il y eut un gros "BOUM!" qui provoqua un immense nuage de fumée. J'avais gagné. Du nuage de fumée je vis Taleck descendre. il était en sang, le regard vide, et tomba sur le sol, le recouvrant de sang.

***

Etait-ce la fin de ce "voyage initiatique"? Finalement, il ne saurais jamais s'il avait tué son frère? Lorsque l'explosion le toucha, la douleur fut immense. Il n'avais jamais ressenti ça et pourtant... Quand il avait tué ces deux voleurs, et quand son frère tomba sur le trottoir... Avaient-ils ressentis eux aussi cette douleur? Dedans s'y mélangeait bien sur la douleur physique, mais aussi la peur de la mort. Mais il avait déjà perçu ce sentiment autrefois. Il avait regardé des personnes dans cet état d'âme. Lorsque soudain, tout fut clair: il avait éprouvé du plaisir à voir ces deux voleurs et son frère se faire tuer. Ce sentiment était le pire de tous pour celui qui le ressentait. Mais pour celui qui l'admirait, il en était tout autre. Taleck admirait la mort! Voilà pourquoi il avait laissé son frère s'éclater sur le trottoir! Il admirait son visage horrifié! Que c'était bon de voir des gens souffrir! Il avait pris un plaisir malsain, qui s'était caché au fond de son âme, à voir la mort, et à la donner! Il comprenait pourquoi il avait toujours été mis un peu à l'écart maintenant... Peu nombreuses sont les personnes qui partageaient sa passion. il avait rencontré quelqu'un comme lui, le seigneur Evan. S'il aurait su, il en aurait discuté avec lui. Mais maintenant, il est un peu tard. Taleck n'avait plus aucune chance de survie. Finalement, c'est dommage car il venait enfin de trouver une raison de vivre. Il était sur qu'il aurait fait un excellent psychopathe...

***

Lorsque la fumée se dissipa, je sentis la puissance d'Ishizuma toujours intacte. Et beaucoup plus grande. Il me regarda, un sourire de satisfaction sur ses lèvres. Il avait absorbé la puissance de Taleck... Miku arriva derrière moi. j'étais maintenant encerclé. Et j'avais perdu... Finalement, la puissance de ce produit avait été utilisée pour un combattant, ce que je redoutais.


"Evan, c'est la fin. Ishizuma est, avec cette puissance, à peu près aussi fort que toi. Mais avec moi en plus, tu vas te faire tuer. Ton règne va enfin prendre fin.

-Depuis le temps que j'attends ce moment... Le monde va enfin connaitre une ère de paix, peut-être... Prépare-toi à mourir, Evan!

- J'ai peut-être perdu cette bataille... Mais la guerre est loin d'être gagnée!"


Je déclenchai une énorme vague de puissance, dévastant les environs. je ne pouvais pas gagner, je n'avais pas le choix, je devais fuir... je profitai de cette attaque pour m'enfuir le plus loin possible, et masquer ma puissance. je n'aimais pas me cacher... Mais comme je l'avais dit, la guerre était loin d'être gagnée pour eux. Cela devenait vraiment excitant...
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Ven 12 Mar - 23:50

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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Dim 21 Mar - 21:14

Chapitre 7:
Gyoto


Le lendemain du premier affrontement, j'étais retourné dans mon château. Gyoto y était resté, et avait été me voir lorsque j'étais revenu. Je l'avais envoyer se faire foutre avant d'aller dans ma chambre pour réfléchir. Si seulement Ishizuma n'avait pas acquis cette puissance! Seul, je pourrais le tuer, mais si Miku l'accompagnait, alors c'était peine perdue. Je me retrouvai acculé dans ce château, craignant une attaque... Le danger était plus fort que moi. Moi! Moi, le seigneur de sayen, réduit à se cloitrer dans sa demeure! Ces chiens le paieront! Heureusement pour moi, il me restait un atout... Enfin, si ce n'était pas des mensonges. Gyoto. J'avais quelques doutes sur sa franchise, me demandant s'il n'était pas envoyé m'espionner. Lorsqu'il disait admirer ce que je faisais, le doute ne s'était pas dissipé, mais quelque chose m'avait dit qu'il y'avait plus de chances qu'il ne mente pas... Que l'inverse. En effet, j'avais trouvé quelque chose de fort agréable dans son regard: un brin de folie. Ce genre d'expressions, je les aimaient et les adulaient. Et puis, pour dire adhérer à mes idées de conquêtes, ne fallait-il pas être un tant soit peu dérangé? Je décidai donc de miser sur ce Gyoto. Lorsque le soleil commença à se lever, je me dirigeai vers Gyoto. je lui avais prêté une des nombreuses chambres du château, pour toujours l'avoir sous la main. Lorsque j'ouvris la porte de la chambre, il était allongé sur le lit, sans même s'être enfoui sous ses draps. il avait les mains croisés sur sa poitrine, et regardait fixement le plafond, les yeux ouverts. Lorsqu'il m'entendit arriver, il se leva et se dirigea vers moi.

"Bonjour, monseigneur.

-Tu ne dormais pas?
-Non.
-Pourquoi?

-Monseigneur, je sais que vous vous méfier de moi, mais qu'y a-t-il de louche quant au fait que je ne dorme pas?
- ... Va falloir que tu m'aides un peu.
- Ce sera un plaisir, monsei...
- C'est simple: quand tu te seras infiltré chez les résistants, il va falloir que tu fasses plus que de m'apporter de grosses infos. Je veux un rapport détaillé chaque jour de l'activité de leur clan en général, un sur Miku et un autre sur ishizuma. Je veux que tu te rapproches d'eux, et si tu en à l'occasion, tue-les.

-J'ai commencé. Je suis sorti un peu cette nuit, alors que vous étiez aller vous coucher. Il y a des membres de la résistance un peu partout. Pour s'intégrer, c'est simple: il faut prendre contact avec l'un deux. Celui-ci en parlera à un haut gradé de la résistance, qui viendra me voir pour un entretien. il décidera si je suis digne de confiance ou non. J'ai pris contact avec un homme d'affaires. Cet après-midi, je vais rencontrer un certain Lin, qui est un médecin de l'hôpital ou était Miku. Si mes sources sont bonnes, alors c'est un des premiers arrivants au clan. Il doit être très proche d'ishizuma.
-Tu as recueilli autant d'information en une seule nuit?
-Je suis revenu il y a trente minutes environ."


Je regardai Gyoto droit dans les yeux. Celui-ci tenta de soutenir mon regard mais ne tarda pas à baisser les yeux. Je lui prit alors le menton et lui releva la tête.


"Tu as recueilli autant d'informations en si peu de temps?

-Monseigneur, si vous ne me croyez pas, libre à vous. Mais laissez-moi faire ce que vous me demandez, et vous verrez que je suis vraiment de votre côté."


Je regardai Gyoto droit dans les yeux d'un visage qui n'avait d'expression que la haine. Ma main se resserrait autour de son col, doucement... Mon nouvel espion avait de plus en plus de mal à respirer. il essayait malgré tout de garder la tête haute. Puis l'étau disparut, et Gyoto se retint de pousser un long soupir de soulagement. Je me retournai, et sortis de la chambre. Ce n'était plus à moi d'entrer en scène...

***

Gyoto était parti précipitamment après que le seigneur soit parti de sa chambre. Il lui faisait peur. Lui, Gyoto, le meilleur espion que ce monde ait connu, c'était la première fois qu'il voyait quelqu'un de cette envergure. Pourtant, des seigneurs arrogants et cruels, il en avait rencontré. Souvent, on l'avait chargé de faire d'abominables crimes pour que perdure un régime totalitaire. Mais jamais ces clients n'avaient une telle aura. Il partageait vraiment les convictions de Evan. Mais quant au personnage en lui-même, il était dangereux. Instable. Peut-être trop...

L'homme d'affaires qu'il avait rencontré vivait dans un des rares immeubles qui tenait toujours debout. Il restait pour l'instant chez lui à travailler: le travail n'était pas légion, et sa société mourrait à petit feu. Il faisait le strict minimum pour avoir sa paie en fin de mois. Devant la porte de l'appartement, Gyoto ne frappa pas tout de suite. Il fit quelques mouvements de sa main, qui s'illumina, puis la posa sur son visage. Celui-ci se transforma, petit à petit, jusqu'à prendre l'apparence d'un autre homme. Ce pouvoir faisait sa réputation; c'était comme un héritage de famille. Chez lui, tous étaient des espions. Et tous enseignaient cette technique qui permettait de transformer sa silhouette et son visage. Il avait pris l'apparence de cette nuit: un jeune homme à la mine défraichi. Comme quelqu'un à qui l'on aurait tout pris et qui se serait retrouvé seul. Il était déjà entré dans la peau de son nouveau personnage: Padek, jeune homme de 20 ans, ses proches ont été tués dans les catastrophes survenues il y a peu. Et personne ne s'est bougé pour l'aider. Pas même l'état... Il toqua à la porte, et attendit quelques secondes. Puis il entendit le grincement de la porte, et vit un jeune garçon, qui ne devait pas avoir dix ans. L'enfant regarda Gyoto, ou plutôt "Padek", puisque tel était son nom d'emprunt, avant de fermer la porte à moitié et appeler ses parents. Quelques secondes plus tard, l'homme d'affaires apparu devant lui et lui tendit sa main. Gyoto la serra, puis lui adressa la parole.


"Alors? Quand-est-ce que je vais rencontrer Lin?

-Je l'ai contacté. Nous allons aller dans café pour en parler."


L'homme d'affaires descendit de l'immeuble, suivi de Gyoto, ou plutôt "Padek", puis monta dans sa voiture. L'homme d'affaires au volant, il fit démarrer le moteur et l'engin s'envola en direction du café. Gyoto, assis à côté de lui, regardait pas la fenêtre, le regard vide. L'homme d'affaires lui jeta quelques regards, essayant de trouver un moyen de lui parler.


"Hé. Padek, vous savez quoi?

-Hmm?
-Ce seigneur Evan, il va mourir, on a toutes les chances de notre côté! c'est impossible de perdre. Ishizuma, notre chef, est vraiment prudent. Il met toutes les chances de son côté, et 100% de chances de gagner pour lui, c'est pas assez. il veut encore se procurer des alliés, élaborer des stratégies de secours... Que je me pende si on échoue! Et d'ailleurs, nous allons maintenant employer encore un membre qui sera très important! C'est quelqu'un qui ne fait ça que pour l'argent, et nous ne nous en manquons pas trop. Gyoto, vous avez entendu parler de lui? On dit qu'il est le meilleur espion que la terre ai connu, vous y croyez, vous? C'est carrément une légende vivante! Il descend d'une famille d'espion... c'est un truc qui se transmet de père en fils, quoi. Mais ils n'étaient pas très forts, vous savez, avant. pas très réputé. Tout a changé avec Gyoto. C'est impressionnant, non? On dit qu'il fait partie des plus riches de la planète! Ah, nous sommes arrivés."


Gyoto dut réprimer un sourire. s'il savait! Mais il avait oublié une de ses principales qualité: son jeu d'acteur! Gyoto ne prend pas seulement l'apparence de quelqu'un. Il se transforme aussi au niveau psychologique. c'est pourquoi, lorsqu'il rencontra Lin, l'entretien se passa parfaitement bien. il fit même couler quelques larmes en parlant de la mort de ses proches, et la haine était parfaitement perceptible lorsqu'il parlait de Evan. Oui, il devenait véritablement une autre personne. Mais alors, qui est-il? Sous ces amas de nouvelles personnalités, de nouvelles apparences, n'a-t-il pas perdu sa véritable identité? Cela, il n'y pensait plus... Il était le meilleur espion et seul cela lui importait...
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Dim 21 Mar - 21:48

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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Sam 27 Mar - 18:52

Chapitre 8: Les journées d'Ishizuma


Ishizuma n'avait pas ce qu'on pouvait appeler un havre de paix; bien au contraire. Il y avait ce lit, dans lequel il dormais rarement. A côté, une pile de documents portant sur Evan, des photos... Sur un bureau, un autre tas de documents du même acabit que les autres. Scotché sur le mur, un plan de la demeure du seigneur. Et, dans un tiroir de ses bureaux, son plan. Son plan qui lui permettrait de tuer Evan, et sauver le monde de la catastrophe; l'empêcher de sombrer par la faute d'un empereur trop égoïste. Ishizuma s'approcha de sa commode pour y chercher un document. il fouilla, retourna des feuilles, pesta avant de jeter un coup d'œil sur son lit, sur lequel il n'avait pas dormi depuis une bonne semaine. Quand il s'accordait de petites pauses, ce n'était que de deux ou trois heures, sur une chaise branlante. Les draps étaient sales et inchangés depuis belle lurette, et dessus était posé un dossier sur lequel était marqué, en grosses lettres capitales, "Gyoto". Il avait fait quelques recherches sur lui ces derniers jours, et avait rassemblé toutes les informations qu'il avait trouvé dans ce dossier. Il y avait les noms de ses anciens clients, ce que cet espion avait fait... Seulement, mis à part ses actes, le personnage était comme inexistant. Il connaissait son passé -qui n'avait de toute façon aucune importance- mais c'était tout. Il n'avait pas une photo de lui; pas un témoignage de quelqu'un qui l'aurait vu. Il ne savait pas à quoi il ressemble, ce à quoi il aspirait, bref, il ne connaissait de lui que ses actes. Le personnage était entouré d'un halo de mystère, ne laissant échapper aucune information le concernant. un vrai pro. Ce dossier n'avait fait que perdre du temps à Ishizuma: il voulait juste entrer en contact avec lui pour lui demander d'espion Evan, pour assurer ses arrières. Le chef des résistants soupira, puis laissa le document ici. Tant pis pour Gyoto, il devrait lâcher l'idée de l'engager. Après tout, il avait plus important à faire: il fallait qu'il parle à Miku. Il avait des choses très importantes à lui dire. Il allait sortir de sa chambre, mais avant cela, il avait quelque chose à faire. Il prit des bandages, et se les enroula autour des avants bras. Il prit soin à ce qu'on ne voit aucune trace de ses jambes en prenant un pantalon descendant très bas. Puis il se mit un bandage sur le bas du visage, comme un vulgaire bandit. Il sortit de sa chambre, et, quelques enjambées plus tard, se retrouva au QG. Celui-ci, au sous-sol, était parfaitement bien caché. Lin se dirigea vers son chef :

"Ishizuma! Nous venons de recruter un nouveau membre. Euh... pourquoi tous ces bandages?

-Lin, il va falloir que tu viennes avec moi, et je t'expliquerais tout. J'aimerais que Miku soit là aussi. Et ce nouveau membre, comment est-il?
-Comment dire... Il inspire confiance! On sens que c'est le genre de type qui ne nous lâchera pas, et qui ira jusqu'au bout. Il a une sacrée dent contre Evan. ce sa voyait dans ses yeux: il serait prêt à tout pour renverser le seigneur!
-Tant mieux. C'est de ce genre de personnes dont nous avons le plus besoin. Comment s'appelle-t-il? j'aimerais le rencontrer.

-Padek. Bon, en attendant je vais chercher Miku. Quant à Padek, il doit être par là, je crois. un ancien lui explique comment fonctionne notre organisation.

- Je veux que l'on se retrouve près de l'aile ouest, à côté de la salle de contrôle, dans deux heures. il ne doit y avoir que toi et Miku.

-Entendu."


***

Putain! A tout moment, tout le monde autour de moi! Chacun d'eux peuvent faire partie de ces résistants, ces salauds! Je ne peux sortir dehors sans soupçonner le moindre bruit de vent d'être le calme avant la tempête! D'être le dernier bruit que j'entende avant qu'une bande de rebelles sortis de je ne sais ou se jettent sur moi, arme au poing! La pression était au plus haut point dans mon crâne, et la paranoïa s'intensifiait de seconde en seconde! J'avais l'impression d'être constamment sur écoute, que ce soit collé contre un mur, ou au milieu d'une pièce. Il n'y avait qu'une personne au monde en qui ma confiance était totale. Une seule personne qui resterait toujours avec moi, et qui ne me trahirais jamais. Cette personne n'en était pas vraiment une, puisque c'était moi. ou plutôt, une partie de moi.


*Hé Evan. C'est bon, calmes-toi un peu. Faut se ressaisir, sinon tu vas vite te faire tuer.

-Je veux tout exploser pour être sur qu'il n'y ait plus rien qui ne m'espionne! Je n'en peux plus de cette sale impression d'être surveillé! Il faut que je me défoule!
-Ce n'est qu'une impression, rassure-toi. Il faut que tu restes tranquille, et quand les rebelles attaqueront, tu les tueras, comme tu l'as toujours fait. N'est-ce pas plus simple?*


Satan avait dorénavant une totale emprise sur lui. Le gouffre, déjà loin de la raison, continuait de s'élargir, jusqu'à se qu'il ait perdu de vue sa raison. Et que, seul, alors qu'il ne voit autour de lui qu'un vide immense, il n'y a plus qu'un échappatoire. Adieu raison. Folie, tu es là. Bel et bien là, et je n'ai pour refuge que toi.

***

Deux heures étaient passés, et lorsque Ishizuma vit Lin et Miku arriver, il les salua de la main. Ses deux acolytes avaient un air grave: le jour "J" approchait, le jour ou le plan se déclencherait. Tout se déroulait pour l'instant comme prévu; le fait d'être alors convoqué ainsi alors que rien n'était prévu avait quelque chose d'inquiétant. Il y avait de quoi. Ishizuma fit entrer ses compagnons dans la salle et les suivit. Puis le chef de la résistance se mit au fond de la salle, et prit la parole.


"Lin. Miku. Vous êtes ceux en qui j'ai le plus de confiance, et si je venais à m'éteindre, je compterais sur vous pour prendre le relai. Mais je suppose que vous en êtes conscients... Il y a des choses sur lesquelles je doit vous parler. Mais il ne faut surtout pas que cela s'ébruite, et je compte sur vous pour que personne ne soit au courant de cette conversation. Entendu?

-Compris.Alors? Qu'est-ce que tu veux?
-Miku... Tu es au courant de ma petite histoire?

-Explique.
-Je croyais pourtant l'avoir racontée... En réalité, je ne suis pas complètement normal. dans le sens ou j'ai vu des choses, et je dois faire des choses qui ne sont pas du commun des mortels. il y a longtemps, je suis mort en ayant essayer de faire apparaitre le créateur de toute chose. Malheureusement, sa puissance m'a aspiré et je me suis retrouvé dans le néant, seul avec ce grand créateur. Il ne communiquait ni par les paroles, ni par la pensée: c'était au-dessus de tout cela. Il n'avait pas non plus de réelle enveloppe physique mais il était là. puis, après avoir erré dans le néant pendant plusieurs siècles, Durfah est arrivé. Contrairement à moi, il avait cette rage de vaincre, de vivre. Il a alors conclu un marché avec le créateur: il voulait retourner dans le monde des vivants, avec moi, et qu'ont ai un peu de sa puissance.
-Et il aurait accepté, comme ça?
-Tu sais, Lin, c'est bien beau de créer cette œuvre d'art qu'est l'univers. Mais une fois ceci fait, le créateur s'ennuyait. Aucune guerre n'était assez cruelle pour lui, et la paix l'ennuyait. Il voulait que nous "animions" ce monde, en quelque sorte. Nous acceptâmes tous deux, même s'il y avait une contrainte: nous devions oublier tous nos souvenirs. Tous notre passé. Il ne devait en rester plus aucune trace. J'ai accepté ce sort et ait vécu avec. J'effaçais tous mes souvenirs de mon ancienne vie, sans réfléchir. Mais, après la mort de Durfah, j'ai commencé à vraiment penser à tout cela. Et je me suis dit... Que ça n'avait absolument aucun intérêt. Pourquoi oublier son passé? Pour satisfaire un Créateur qui ne nous considère que comme des outils de distraction? Alors je me suis souvenu. Avant tout ça, j'avais pas eu une vie extraordinaire. J'habitais dans un vieux quartier plutôt pauvre, et ait passé mon enfance dans une école de merde... Finalement, j'ai réussi à m'en sortir et ait fondé une famille.
- Je ne vois pas ou tu veux en venir.


Ishizuma regarda Miku d'un air paisible, puis se leva. il se dirigea vers un des tiroirs, et l'ouvrit doucement. Il en sortit un portrait d'une jeune femme, fait au crayon de bois, et le posa devant ses deux acolytes. Puis il ouvrit un autre tiroir et prit une bonne centaine de feuilles, sur lesquelles on y voyait de l'écriture manuscrite.


"Qu'est-ce que c'est?

-Le portrait est celui de ma femme. Je l'ai fait il y a quelques jours, pour ne plus jamais l'oublier. Et ce paquet de feuille est mon autobiographie. Ma vie. Quand je serais mort, je veux que cet écrit soit publié. Pour que ma mémoire perdure. Vous me comprenez?

-Quand tu seras mort? Qu'est-ce que tu veux dire par là?"


Ishizuma poussa un long soupir. Il avait des bandages sur son corps; des bandages frais de ce matin. petit à petit, il les enleva. Ce qu'il y avait en-dessous donna la nausé à Miku et Lin. La peau du chef de la résistance était complètement pourrie; et s'en allait en lambeaux. Les muscles étaient visibles, mais semblaient partir en miettes. On apercevait, dans cet horrible orifice, quelques bouts de son os avaient l'air d'être rongés. Lorsque tout les bandages furent enlevés, on avait l'impression de voir un véritable zombie. Comme un cadavre qui se décomposait, petit à petit.


"J'ai voulu me souvenir, et voilà comment le Créateur me sanctionne. Mon corps est en train de pourrir... J'ai de plus en plus mal, et je ne suis plus en état de combattre. J'ai même du mal à me déplacer correctement. Si ma décomposition continue à la même vitesse, alors je n'aurais plus la force de rester en vie dans quatre ou cinq jours. C'est déjà horrible de lutter pour vivre alors que notre chair semble s'évader de son corps...

-Ishizuma... Comment ferons-nous sans toi? Toi seul peut nous mener vers la victoire! Et lorsqu'Evan sera mort, toi seul aurait la carrure et l'intelligence suffisante pour gouverner!

-Hé... Ne t'inquiètes pas. Dès lors que j'ai vu que mes jours commençaient à être comptés, je me suis mis à bosser comme un dingue. Dans six jours exactement, l'opération commencera réellement. il y aura d'abord un rassemblement dans un endroit que j'ai tenu secret pour l'instant: un endroit plus bas encore que ces souterrains. je l'ai aménagé, et dans trois jours, lors du rassemblement dans cet endroit, lorsque tout nos membres y seront, nous fermerons les portes et les empêcheront de sortir, pour éviter toute fuite d'information lors des trois derniers jours avant le jour J. Les membres comprendront, je pense. Quant au plan, j'ai tout préparé. Evan ne pourra s'en sortir. Miku, toi, tu pourras prendre le pouvoir lorsque Evan ne sera plus. c'est aussi pour ça que j'ai voulu que tu nous rejoigne: tu as les capacités pour gouverner un royaume, ce qui n'est pas le cas de Evan. Lin t'accompagneras.
-Ishizuma... Lorsque nous gagnerons, et si après tu ne seras vraiment plus là pour savourer notre victoire... Alors tu pourras être sur, de là ou tu es, que ton livre sera publié, et lu à travers le monde. Personne ne t'oubliera.

-Héhé... C'est bien pour ça que j'ai écrit cela... J'ai peur de l'oubli... J'ai vécu trop longtemps dans ce désert de solitude qu'est le néant. Dorénavant, je ne me montrerais plus au grand jour. Vous serez tous les deux mes porte-paroles. Et sinon, je suis désolé. Si seulement j'avais prévu cela..."

-Hein?
-La puissance que j'ai acquise grâce au produit. Elle est perdue maintenant que je suis dans cet état... Je suis désolé, j'ai fait une bourde en oubliant de vous la léguer alors qu'il en était encore temps.

-Nous n'en aurons pas besoin. Si nous suivons ton plan, je suis sur que tout se passera bien, Ishizuma. Moi, comme tous les autres, avons confiance en toi...


Ishizuma leur fit un sourire plein de gratitude, avant de pousser un nouveau soupir. il allait vraiment très mal. Toutes ces journées passés à tenter de trouver le point faible d'Evan. d'élaborer un plan pour s'en débarrasser. tout cela n'allait pas être vain. Peu lui importait d'être en vie ou non lors de l'accomplissement du plan: la seule chose qui comptait était sa réussite...
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Sam 27 Mar - 19:53

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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Lun 12 Avr - 14:16

Chapitre 9: Retour au premier continent


Il ne restait plus qu'une journée avant que la résistance n'empêche toute personne de sortir de la base. Gyoto était venu à mon château vers vingt-trois heures pour me faire le rapport habituel. Au programme, les mêmes choses que d'habitude: ça se prépare, et vite. Et moi je restait, cloitré comme un vulgaire insecte, à attendre ce foutu rapport. Je ne voyais plus personne à part Gyoto. Je regardai fixement le mur, parfois suant. La pression et le stress me rendaient fou. Pour la première fois de ma vie, j'avais vraiment peur. Je craignais cette rébellion qui voulait m'anéantir.

"Monseigneur, je vais y aller. Je retourne à la base des résistants.

-Attends.
-Qu'y a-t-il?
-Elle est ou cette base?


Il le fallait! Je n'en pouvais plus de rester dans mon château, attendant que l'on m'attaque! Je n'étais pas un lâche! J'allais montrer à tous ces chiens de quoi le seigneur de cette planète est capable! Et je n'y laisserais pas ma vie. Car je suis le plus fort de l'univers! Gyoto me regarde, du même visage que d'habitude, sans expression, mais pourtant j'arrivais à lire dedans: il savait. il savait que je n'en pouvais plus. il savait que ça n'allait pas continuer ainsi, que j'allais sagement attendre que des rebelles viennent tenter de me faire la peau.


"Monseigneur, ils ont un plan en cas d'attaque. ils ont prévu quelque chose au cas ou vous viendriez les attaquer. Et, pour le peu que j'en ai vu, je ne vous conseille pas d'y aller. Vous y laisseriez votre peau, et ce sans même avoir le temps de vous battre.
-Et en quoi cela consiste? ce plan, qu'il ont prévu au cas ou je viendrais m'en prendre à eux?

-Ils ont un plan infaillible. Ils ont des salves de missiles téléguidés, dotés d'une extrême précision. ils peuvent être activés à partir d'une salle dont l'accès m'est interdit. Je ne connais même pas son emplacement, mais je sais que c'est l'homme de confiance de Ishizuma, Lin, qui s'en occupe. Mais ce n'est pas tout. Leur base entière est composée de milliers de petits rayons invisibles à l'œil nu. Dès que quelqu'un déploie une trop grande puissance, ces rayons deviennent visibles et nocifs et se dirigent tous vers cette puissance. A défaut de vous tuer, vous risquerez certainement gros. Et pour finir, Ishizuma a engagé un homme très puissant dans la résistance: c'est Nékro, un ancien capitaine de l'armée. il a pris sa retraite il y a un an, mais visiblement il a décidé de reprendre du service. Vous devez le connaitre, même s'il n'a jamais été militaire sous votre règne. Sa réputation n'est plus à faire. C'est un véritable génie, et il a remporté de nombreuses batailles en tant que stratège. Il dirige la petite troupe de combattants de l'armée de la résistance. Cependant, il ne commande pas depuis la base. Ce n'est pas un combattant, et il vaut mieux qu'il soit hors d'atteinte, c'est pourquoi il dirige les opérations depuis le premier continent, dans l'ancienne capitale. Croyez-moi, vous n'avez aucune chance. Vous ne pouvez aller vous attaquer ainsi aux rebelles!
- ... Il faut que je les tuent. Tous. Il ne restera pas un seul survivant. J'ai conscience que je ne peux aller à l'attaque sans me préparer. Tu vas aller chez les résistants et tenter de désactiver leurs systèmes de rayons invisibles. Puis tu vas suivre ce Lin jusqu'à la salle ou les missiles sont commandés, tu vas le tuer et tu vas détruire toutes les armes. Moi je vais me charger de ce Nékro.
- Entendu. je ne vous promets rien, mais j'essaierai de réussir cette mission.

-Tu dois la réussir. Sinon, ce sera cet empire que tu aimes tant qui s'effondrera."


***

Le premier continent n'avait pas changé: il était toujours vide de toute vie. Il n'y avait pas ou très peu d'animaux. dans les rares villages qu'il y avait, les maisons semblaient avoir été quittées précipitamment. A d'autres endroits, des cadavres pourrissaient. Certains avaient été éliminés par les chiens fous de Kanasa, d'autres par Durfah. L'ancienne capitale, quant à elle, tenait toujours à peu près debout. Seulement, elle aussi avait été quittée par la vie. Jusqu'à peu. En effet, alors que je m'étais posé dans une rue abandonnée depuis fort longtemps, je sentis des présences. Qui aurait cru que des membres haut placés de la résistance, voulant terrasser un ennemi se trouvant sur un autre continent, puissent se terrer ici? Ishizuma avait bien joué sur ce coup-là. Mais c'était omettre que j'avais un allié précieux... Je me dirigeai vers les forces en question, doucement, masquant ma présence. Les membres de la résistance étaient dans le sous-sol d'un vieil appartement. J'entrai par la porte et me dirigeai vers les escaliers menant vers le bas. Je poussai un long soupir. Et descendit dans les sous-sols tout en concentrant ma force. Je remarquai plusieurs hommes à l'intérieur, qui pianotait sur des ordinateurs. Ils devaient surement communiquer avec les autres membres de la résistance. Je lançai une déflagration qui fit exploser la salle. Ce fut alors l'immeuble entier qui commença à s'effondrer sur moi. J'en sortis rapidement, puis lançai des salves d'énergies en direction de l'ex-bâtisse, pour être sur de tuer le stratège et ses acolytes. Un nuage de poussière se dégagea de l'endroit de l'explosion dans un fracas assourdissant. puis, petit à petit, la fumée se dissipa, et laissa place à l'ex-bâtiment, qui n'était plus que ruines et désolation. Lorsque soudain, une douleur me traversa la poitrine. Surpris, je me retournai, et vit un des hommes qui était dans le sous-sol, et trois de ses compagnons. Que m'avaient-ils fait à la poitrine? Mon cœur était serré, et j'avais l'impression qu'il battait de plus en plus faiblement. Je lançai un regarde menaçant à mes nouveaux adversaires. Celui le plus avancé vers moi, qui semblait être le chef de la bande, ne peut empêcher de reculer de quelques centimètres lorsqu'il sentit mon regard le percer de tout son être. Combattant ou non, mon regard lui faisait peur.


"Tu n'as pas la réputation d'être terrifiant pour rien, Evan. Ton regard est glaçant, et vraiment impressionnant. Je suis peut-être ton ennemi, mais je te reconnais ça.

-Ce sera le dernier regard que tu verras. Tu es Nékro, n'est-ce pas? Je vais te tuer. Si tu crois que des minables résistants peuvent m'avoir, tu te trompes. Personne ne peut m'arrêter.

-Ce n'est que l'impression que tu donnes. Certes, tu es certainement un des hommes les plus charismatiques de tous les temps, et lorsque tu mourras tu resteras dans l'histoire de l'univers. Evan, il y a peu, je t'admirais. Mais lorsque que tu nous a montré ta façon de gouverner, je ne l'ai plus supporté. Tu as beau avoir une détermination de fer, ce n'est pas suffisant pour gouverner. il te manque la raison. Je ne suis pas Nékro. Sa position n'a pas d'importance, c'est pourquoi la résistance a laissé filtrer de fausses informations sur sa position. Et moi et mes hommes sommes ici pour accueillir celui qui voudrait la mort de ce grand stratège.
-Je vois... Enfoiré de Gyoto, il s'est laissé berner...
-Gyoto? Tu t'es attiré des services? Je te remercie de cette information... Bien, maintenant, Evan, prépare-toi. Je ne t'admire plus. Il faut avoir plus qu'un fort charisme pour vaincre les plus forts! Moi, Niga, grand guerrier de la résistance, vais t'éliminer ici et maintenant!

-Héhéhé... J'ai du mal à savoir si tu me lèches le cul ou si tu m'insultes. Les plus forts, je les écrasent. tu aurais du rester à ta place, et continuer à m'admirer comme un gosse. Car ma réalité est tout autre que quelqu'un qui devient l'idole de piètres combattants... C'est parce que je n'admire personne que j'en suis arrivé ici. Parce que je n'ai aucun modèle, et que je ne fais que suivre ma route que j'ai cette vie. Et admirant les autres, tu n'atteindras jamais des sommets, et tu ne pourras au mieux les singer. Regarde-moi, avec ma façon de penser ou j'en suis arrivé. Jamais personne dans l'histoire ne m'a égalé, et m'égalera. Je suis l'unique, et le plus fort des seigneurs!"


Sur ces mots je me ruai sur ce Niga en poussant un cri. Un cri à vous glacer le sang. C'était une véritable arme dont je me servais maintenant: la peur. Niga, d'abord impressionné, se reprit vite et bloqua mon premier coup. Puis ses trois gardes du corps vinrent vers moi et m'empoignèrent. Ils m'attrapèrent les bras et les jambes, m'empêchant tout mouvement. Niga me donna alors un coup de poing en pleine figure. Je sentis la force du poing adverse s'écraser sur ma joue, et crachai du sang. Il était puissant. je tentai de me dégager, mais les trois combattants me tenaient fermement. Niga donna un autre coup. En plein ventre cette fois-ci. Je suffoquai et baissai la tête, laissant échapper un mince filet de sang. un autre coup, en plein menton, me fit relever la tête. Puis encore un autre coup de poing suivit, à nouveau en pleine tête. Quel lâche! Alors que ses trois acolytes m'empêchaient de bouger, lui me frappait comme un vulgaire punching-ball!


"Nous avons beau être quatre contre un, le fait que ce soit si facile me déçois. Tu ne fais finalement pas si honneur que ça à ta réputation!"


Ce Niga ne savait pas de ce quoi il parlait... S'il croyait que la victoire lui était assurée, il se trompait lourdement. Je ne lui avait pas encore montré ma véritable apparence. Niga allait me donner un énième coup, et ce fut alors que je décidai de retourner la situation. Mon énergie augmenta, et des cornes poussèrent sur mon corps, transperçant ceux qui me tenaient. Ceux-ci se reculèrent à temps pour éviter de se faire complétement empalé, mais avaient maintenant des blessures plus au moins graves. puis mes ailes se déployèrent, et mon visage devint celui d'un démon. Ainsi, en forme infernale, mes adversaires n'avaient pas l'ombre d'une chance. Il me regardèrent d'abord, n'osant pas approcher de trop près. Niga serrait les poings, prêts à se défendre, ou à attaquer. Il ne s'attendait pas à une telle chose de ma part... Ce fut alors à mon tour de lancer l'assaut. Je me jetai sur Niga, et avant que celui-ci n'ait le temps de se défendre, lui assénai un coup en plein ventre. L'ennemi se tordit en deux, et j'en profitai pour lui placer un coup de coude en plein dos, ce qui l'envoya valser au sol. ce fut alors que ses trois compagnons, qui, malgré leurs blessures, étaient toujours en état de combattre, se jetèrent sur moi. J'esquivai leurs coups non sans mal, au vu de leur nombre, puis reprit l'avantage en en éloignant un d'une vague d'énergie. Au deuxième, je lui attrapai une de ses jambes et je le jetai au loin. Il n'y en avait plus qu'un seul en face de moi: il avait une blessure, due à la poussée de mes cornes, dans le côté droit du ventre. Je plongeai alors ma main dans cette blessure, pénétrant ainsi dans son corps jusqu'au poignet. L'adversaire poussa un cri de douleur, et se retira, faisant cracher à son ventre des gerbes de sang. ma main, quant à elle, avait été sortie de ce mouvement. Elle était encore plus rougeâtre, le sang de l'ennemi y coulant abondamment. Mon adversaire n'avait plus la force de combattre. J'avais complétement élargi sa blessure, et l'on arrivait à distinguer son intestin dans ces lambeaux de chair. Il allait bientôt mourir d'hémorragie si cela continuait ainsi. Alors que j'allais lui porter le coup de grâce, Niga revint à la charge et me donna un coup de poing. je l'esquivai de justesse, et allait contre-attaquer. Mais visiblement, ce Niga semblait être bien déterminé à en découdre. il me lança une énorme vague d'énergie, qu'il avait préparée alors qu'il était au sol. Il me la lança. J'étais trop près, et ne pouvais esquiver. je poussai alors un cri et créa un bouclier d'énergie autour de moi. L'attaque explosa dessus, mais ne le brisa pas. Puis je fis disparaitre mon bouclier et vit Niga, le visage dominé par la peur. Il avait raté son coup, et craignais sa mort prochaine. Il avait eu tort de croire que ce serait si facile... Et surtout qu'il gagnerait. Mais, alors que j'allais attaquer, celui dont le ventre avait été transpercé s'accrocha à mon dos.


"Capitaine, je vais me faire exploser pour le tuer! C'est la seule chose que je puisse faire de toute façon... Au vu de ma blessure, je ne pourrais être sauvé. Autant mourir dans l'honneur!

-Et tu crois vraiment que cela va me tuer! Si tu te tues, en pensant vraiment que ça va m'avoir, alors tu perdras la vie dans la stupidité, et non dans l'honneur!"


Le guerrier eut un instant d'hésitation. j'en profitai alors pour m'échapper de son étreinte, et lui tranchai la tête d'une fine et tranchante boule de ki. Les deux autres guerriers que j'avais repoussé, qui voulaient alors m'attaquer, se reculèrent. Ils venaient de comprendre que j'étais trop fort, et que s'ils m'avaient immobilisés, c'était simplement car je ne m'y attendais pas. maos lorsque j'étais vraiment dans le combat, je percevais tous les bruits, jusqu'au plus infime courant d'air. Quant à Niga, il était lui aussi horrifié par la mort de son compagnon. Seulement, on pouvait lire dans son regard une forte détermination. Il y croyait encore. il croyait encore qu'il pourrait gagner... Il poussa un cri, et dégagea entièrement son aura. Il était maintenant à 100% de ses capacités. Il se rua sur moi et commença à enchainer des coups. Seulement, c'était encore trop insuffisant. Ses deux autres acolytes commencèrent eux aussi à m'attaquer. Je m'envolai alors vers le haut et me mit à quelques mètres d'eux.

"Toi et tes deux compagnons êtes vraiment tenace... Je crois que vous n'avez pas encore compris que vos chances de réussite sont nulles. C'est simple. Vous ne pouvez pas gagner.

-Nous sommes entrés dans la résistance pour te tuer. Nous savions que ce ne sera pas une mince affaire... Mais maintenant que tu es devant nous... Nous ne te lâcherons jamais!
-Très bien... Alors, puisque vous êtes si déterminés, je vais vous montrer qui je suis vraiment. Et vous saurez ce qu'est l'enfer..."


Niga se rua à nouveau sur moi. Mais, alors qu'il me donna un coup de poing, je disparus. Enfin, c'est ce que mon adversaire crut d'abord. Puis il se retourna et me vit. J'étais passé derrière lui, sans qu'il ait pu suivre mon mouvement. il poussa alors un cri de rage et me mit à enchainer des coups. je les esquivai tous aisément. Il me donna alors le coup le plus puissant qu'il put. A nouveau, je me déplaça à une vitesse qu'il ne parvint à suivre.


"Je suis là! Tu crois pouvoir me battre alors que tu n'arrives même pas à suivre mes mouvements?"

Ses compagnons et Niga se jetèret à nouveau sur moi, préférant ignorer mes paroles, et courant à la mort. Je passa derrière un des compagnons de mon adversaire sans que celui-ci suivre mon mouvement, et lui traversa la poitrine de ma main. Je la retirai, et m'éloigna à toute vitesse. Niga et son dernier compagnon n'avait pas vu le coup que j'avais donné à leur défunt frère d'armes. Ils ne l'avaient vu que tomber au sol, mort. Niga me regarda, d'un visage plein de haine. moi, je lre regardais d'un air hautain, un sourire en coin de lèvres. il comprenait enfin son impuissance. Pourtant, il savait qu'il avait franchi le point de non-retour: il ne pouvait pas fuir. Il n'avait plus qu'à tenter de m'éliminer, les chances ayant beau être nulles. Et il ne mourrait pas dans l'honneur, mais dans l'acharnement et la stupidité. Il me lança une boule d'énergie. Je la renvoya d'un simple coup de pied. Niga en profita alors pour foncer devant moi et me donner un coup. Mais s'il se croyait rapide, pour moi, il était lent. Je percevais son mouvement, et, sans qu'il ne put s'en rendre copte, je pris son dernier compagnon et le mit devant moi. Lorsque Niga vut que je me servais d'un de ses hommes comme bouclier, il voulut stopper son attaque, mais c'était trop tard. il était lancé, et avait fait de sa main une lame de ki. Son poing transperça alors le corps de son compagnon. Je le lâchai alors, et il tomba au sol.

"Je t'avais dit que je te ferais connaitre l'enfer. Te voilà maintenant seul, sans tes précieux compagnons. Tu vas mourir pour rien, Niga. Ton acharnement est inutile, et n'est qu'une preuve de ta stupidité...

-Comme j'ai reconnu t'avoir admiré il y a longtemps, je reconnais mon impuissance. Et, parce que je te hais de tout mon être, parce qu'à cause de toi, j'ai tué un de mes compagnons... Je ne peux plus me permettre de vivre inutilement. Le plaisir que tu prends à tuer... Tu es un démon! Et parce que tu aimerais me tuer... Je vais..."


Niga sortit un couteau de sa poche et se trancha la gorge devant moi. Puis il tomba au sol, le sang coulant abondamment de son cou. Je crachai par terre. peu m'importait qu'il se suicidait. Car maintenant, le plaisir était bien la dernière de mes préoccupations. Au contraire, il me faisait gagner du temps... Je repris ma forme normale, et m'envolai vers le second continent. je me demandai ou en était Gyoto...
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Mar 13 Avr - 13:19

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MessageSujet: Re: Chroniques d'un démon- Acte II   Mar 31 Aoû - 10:49

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Chroniques d'un démon- Acte II

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