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 [PV Evan] Le gueuleton du cannibale.

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Extraterrestre

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Syn
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MessageSujet: [PV Evan] Le gueuleton du cannibale.   Sam 18 Fév - 21:34



L'odeur du gibier... Elle se faisait rare ces temps-ci. Syn avait subi la fuite des petits volatiles et mammifères qui lui servaient autrefois de repas, et les Hommes ne s'aventuraient même plus sur son territoire, eux qui constituaient pourtant le plus fin et le plus délicat des mets. Oh, le Cauchemar des Marais n'avait pas l'habitude de jouer les fines bouches, cela dit en véritablement gourmet anthropophage qu'il était, il appréciait le plaisir de la chasse et de la viande imprégnée de peur. Lorsque la circulation sanguine se faisait plus rapide, que les tempes étaient sur le point d'exploser après une course visant à échapper au prédateur, la viande obtenait une nouvelle forme de caractère. Oui, Syn était un adorateur de la bonne chair.

Mais en ce moment, son butin était plutôt maigre. Bien qu'il n'ait pas été particulièrement affecté par l'Apocalypse qu'il qualifiait lui-même de "perturbation mineure", les conséquences de cet événement avaient été désastreuses. L'animal se faisait plus gourmand que son organisme ne le nécessitait, un repas par mois lui suffisait à survivre si son activité physique restait minime. Cependant, sa fascination pour la chasse le forçait à en vouloir toujours plus. Un bruit vint le déranger dans sa complainte, et ce qu'il entendit par la suite lui arracha un sourire de satisfaction. La créature se mit à humer l'air avec insistance tout en déroulant sa langue baveuse, faisant tomber quelques gouttes de salive acide sur le sol...

Le jeu pouvait recommencer pour le bon Syn, qui comptait bien en profiter aussi longtemps que possible. Certes, les arbres déchiquetés étaient plus rares, et dépourvus de feuilles qui offraient d'ordinaire un camouflage excellent... Il saurait s'en contenter, le prédateur ferait preuve de discrétion. Impossible d'évaluer la taille du gibier, cela n'avait plus d'importance à ce stade de famine. L'animal se posta sur ses quatre pattes, gratta la terre de ses pattes aux extrêmités crochues et s'enfonça dans la forêt dévasté. Après quelques mètres de course, il bondit sur une branche noircie par le feu et commença à sauter d'arbre en arbre sans émettre le moindre craquement.

Il ressentait déjà la présence de sa cible. La bête ralentit légèrement la cadence et se mit à observer plus minutieusement le paysage qui s'offrait à lui. Il reniflait la proie en faisant osciller verticalement sa langue de serpent, tout en croassant pour effrayer sa cible et l'inciter à sortir de sa cachette. Si la proie allait dans son sens, il bondirait pour la massacrer d'un coup de dents. Sinon, il suffirait de la débusquer en se référant à l'odeur. Par conséquent, elle n'avait aucun moyen d'échapper à la bête qui rôdait au dessus d'elle.

En tendant l'oreille, Syn perçut un craquement dans l'un des rares buissons encore fournis. Un mammifère, qui devait mesurer près d'un mètre en vue des mouvements de la végétation où elle se cachait. Sans plus attendre, Syn se jeta en rugissant sur la plante et y fourra sauvagement sa patte pour en extraire l'être qui s'y cachait. Le prédateur sentit une prise et la ramena à lui.

Quelle surprise lorsqu'il constata que ce n'était qu'un ridicule animal proche de l'écureuil qui le regardait avec de grands yeux apeurés en couinant. A peine plus qu'un apéritif pour Syn... Lassé par cette chasse inutile, la chose soupira et s'abaissa en se postant sur trois pattes. Suite à quoi, il se mit à taper frénétiquement le petit être terrifié contre le sol en le tenant par la queue.

"Vilain ! Vilain ! Tu es un vilain plein d'os !"

Syn ramena le cadavre devant son visage après quelques minutes de passage à tabac et réalisa que, dans sa colère, il l'avait littéralement réduit en bouillie. Un oeil pendait lamentablement au bout de cette masse informe de poil et de sang. A cette vue, le monstre éclata d'un rire sournois, ouvrit sa bouche en déboitant son étrange mâchoire et enroula sa langue autour de la carcasse avant de la gober entièrement. Il se lêcha les babines, déçu, et repartit en quête de nourriture.

Se simple casse-croute avait à peine éveillé son appétit, et il avait besoin de bien plus pour se satisfaire. L'heure n'était plus à la plaisanterie, il s'agissait bel et bien d'un état de crise... Miracle ! Il sentait déjà une nouvelle odeur. Si âcre, si particulière, accompagnée d'un léger fumet de sang encore frais. Un plat de choix pour ce gourmet cannibale ! De nouveau, la bête se mit en chasse. Et elle savait qu'elle ne faisait pas erreur, cette fois-ci, il allait trouver un véritable trésor culinaire en suivant cette piste.

Après s'être un peu rapproché, Syn sentit une présence plus qu'inhabituelle. Ce n'était ni un Homme, ni un gros gibier, et encore moins un écureuil. C'était bien plus que cela, l'extraterrestre n'avait jamais rien resenti de tel. Invisible aux yeux de sa proie car dissimulé par un feuillage plus fourni dans les arbres où il s'aventurait, le prédateur était rapide comme le vent et silencieux comme une araignée dans sa toile, prêt à frapper à tout moment. Syn s'aventurait dans ce qui semblait être une sorte de canyon. Et son objectif se trouvait là.

Incroyable... Un être qui combinait les attributs reptiliens et humains, il était doué de bipédie mais possédait des ailes gigantesques et des griffes acérées. Une immense crinière blanche s'élevait derrière lui au gré des vents, de même qu'une queue écailleuse qui se balançait doucement à ras du sol. Et à chaque pas qu'il faisait, une trace de sang demeurait dans son sillage. Pas son sang, celui de quelqu'un d'autre... Non, de tout un régiment. Cette cible, Syn ne pouvait tout simplement pas la manquer, mais même dans la faim la plus totale il était au moins capable de comprendre qu'il n'allait pas suffir de le prendre par la queue et de lui taper sur la tête pour en venir à bout. Il fallait mettre au point un plan, et vite...

Lorsqu'il activa les rouages de son esprit tordu, Syn lâcha un léger ricanement. Il venait de trouver l'arme du crime. Il fallait espérer que cet être mystérieux avait la tête dure, car la purée n'était pas ce que Syn préférait. C'était une solution de facilité, pour un chasseur tel que lui. L'animal sournois bondit sur la paroi du canyon et y grimpa en quelques secondes en jouant de ses attributs d'alien, invisible aux yeux du dragon dont les sens n'étaient pas aussi développés que les siens. Syn s'accrocha à la pierre et serpenta entre les roches pointues pour arriver au dessus de sa proie, et toucha de la patte son arme.

Un gigantesque rôcher, mesurant près d'une quinzaine de mètres de long, se tenait entre les deux parties du canyon et restait en place grace à une position qui lui permettait d'obtenir un équilibre précaire. Cette scène n'était pas si invraisemblable que ça, en y réfléchissant bien. Les miracles de la nature étaient nombreux, il suffisait de savoir où se trouvaient les bonnes occasions. Syn, toujours aussi discrètement, jeta un coup d'oeil en bas. Le dragon était juste en dessous ! Vite, il fallait agir maintenant. L'extraterrestre usa de sa force extrême pour provoquer la rotation du rôcher monolithique et le laissa tomber dans le vide. L'homme-reptile avait peut être déjà relevé la tête, mais trop tard pour lui ! Syn éclata de rire lorsqu'il vit la pierre s'effondrer de plusieurs dizaines de mètres en explosant dans un fracas assourdissant. La chose sauta dans le trou et atterrit gracieusement pour voir le résultat de son crime.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le dragon avait bel et bien été assomé sans que la pierre ne le réduise en charpie. Mais seul un minuscule filet de sang s'écoulait sur son visage, comme si le choc avait été ridicule et tout juste suffisant pour l'étourdir. Il fallait le cuisiner pendant qu'il était encore chaud. Syn bondit de joie et s'affaira pour extirper son repas des débris rocailleux, avant de le traîner sur le sol en chantonnant quelques paroles incompréhensibles. Il bavait sur les haillons qui lui servaient de vêtements à l'idée de pouvoir croquer dans ses écailles magnifiques et d'en extirper chaque parcelle de chair. Un peu comme un crustacé, en quelque sorte. Un véritable paradis ! Les titanesques ailes se coinçaient un peu partout. Il allait falloir les couper, ou faire autre chose avec.... Syn s'en occuperait plus tard.
Déjà sa proie se réveillait, et le rythme cardiaque de l'animal maladif s'accéléra lorsqu'il le vit ouvrir très légèrement les paupières. Syn arrêta de le traîner pour se précipiter devant lui en ramassant un caillou.

"Chut chut chut ! Il ne faut pas sortir des ténèbres maintenant ! L'heure n'est pas venue !"

Syn donna un coup, puis deux, puis trois. Mais la pierre semblait ricocher sur le crâne de l'homme cornu. Syn se rongea les ongles en paniquant et il frappa plus fort. Un coup plus sec que les précédents le fit défaillir pour de bon. Soulagé, l'extraterrestre se remit en route en traînant sa proie par les épaules et retourna à ses songes de cuisine et chantant.


...


Quelques heures plus tard, le dragon se réveilla difficilement dans une grotte sombre. Syn lui avait attaché solidement les mains l'une contre l'autre dans le dos. Il avait ensuite plaqué son corps contre une grosse pierre de plusieurs mètres de haut et l'avait enroulé en serrant autant que possible autour du rôcher. Pour être sûr qu'il ne s'échappe pas, Syn avait élaboré des menottes très résistantes en procédant par un système de tressage d'une liane, qu'il avait de nouveau accrochés à des bambous tranchés. Les entraves de fortune exerçaient une forte pression sur les poignets de l'homme-reptile, mais ce dernier avait la peau dure, il l'avait prouvé à deux reprises. Les ailes étaient serrées à la base par un système similaire et également plaquées dans toute leur envergure contre la pierre. Un véritable travail qui avait duré longtemps, et dont Syn était très fier.

Le dragon pouvait entrevoir la créature, accroupie devant lui, de dos. Lorsque Syn l'entendit bouger, il se retourna vivement en affichant un sourire où se lisait toute sa joie malsaine. Toujours accroupi, il bondit jusqu'à son "invité" à la manière d'un singe. Dans ses mains se tenaient deux grosses pierres taillées en forme d'outils menaçants. Ses ustensiles de cuisine.

"Oh tu es réveillé ? Tu vas pouvoir m'aider. Syn ne sait pas si il doit te brûler pour détacher tes écailles pour simplement te battre à mort et te les retirer en faisant levier avec des cailloux. Il a pensé à te faire bouillir, mais il n'a pas d'eau pour ça. Attends ! J'ai une idée que tu vas adorer, tiens-moi ça s'il te plait. Tu es aimable avec Syn..."

Jetant ses ustensiles sur les jambes croisés de sa proie draconique qui revenait à elle comme si cette dernière était un invité d'honneur, il se replongea dans ses délires de grand chef cannibale et se mit à chercher d'autres outils plus appropriés. Il releva soudainement la tête et s'arrêta net, comme si il avait eu une révélation, et revint à son unique convive (et repas).

"Tu n'aurais pas volé les outils de Syn pour qu'il ne te mange pas ? Vilaine petite... Chose délicieuse ! Ce n'est pas grave, Syn les retrouvera si tu les as caché. Alors, où sont-ils ? Parle, avant que l'idée de te couper la tête sur le champ ne me vienne à l'esprit !"

Agitant son doigt crochu devant le visage couvert de cheveux blancs de sa victime, comme on l'aurait fait avec un enfant, il enchaîna :

"Et si je te coupe la tête, tu ne seras même plus là pour regarder quand je te déplumerai ! Eh oui, tu me prends pour un idiot ? AH ! Je tournerai la tête contre le mur, voyons."

Suite à quoi, il disparut du champ de vision du dragon et retourna à ses recherches en ricanant. Sa lucidité était morte, pour l'instant.
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Evan
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MessageSujet: Re: [PV Evan] Le gueuleton du cannibale.   Sam 18 Fév - 23:37

C'est désormais officiel: les hautes instances, les types du genre d'Emma, les kaïo ou je-ne-sais-quoi sont définitivement des cons. C'était pourtant louable de la part de ces larrons que de me mettre sous surveillance, c'est vrai après tout, j'étais (et je suis toujours) un type dangereux. Quand je vois tout les effectifs qu'ils avaient déployé pour mon petit confort, je crois que j'en suis presque fier. Cependant, à côté de ça, ils en avaient oublié que les vivants aussi ont besoin d'être surveillé. Et lorsque je vois l'état de la planète ou je suis actuellement, je me dis qu'un peu de surveillance dans l'univers aurait été bénéfique. Depuis que j'étais revenu à la vie, tout ce que je croisais n'était que ruines, cadavres et champs de bataille. Finalement, l'univers n'aura pas eu besoin de moi pour être dévasté, et je me sentais moins seul quant à l'idée qu'il existait ici ou ailleurs des personnes tout au moins aussi folles que moi pour faire de tels ravages. Je ne pouvais même pas reconnaitre la planète ou je me trouvais: tout ce qui avait du faire la culture et la fierté d'un peuple était réduit à néant. La vie semblait avoir quitté chaque centimètre carré de cette planète: le peu d'énergie que je sentais transmettait un immense désespoir: des réfugiés qui se cachait de tout ce qui pouvait être néfaste -dieu sait qu'il devait y en avoir!-, des petits animaux, des prédateurs qui chassaient sans succès, leurs proies ayant été réduites à l'état de poussières. Que me restait-il donc à faire ici? Qui me restait-il à effrayer? Bon sang, en revenant à la vie, j'espérais retrouver ce qui la caractérisait, et non pas quelque chose s'apparentant trait pour trait à l'enfer!

Aller, peut-être étais-je juste tombé dans le mauvais endroit. Tout l'univers ne pouvait pas être dévasté ainsi, après tout! L'armaggeddon ne pouvait s'être étendue partout, tout de même! Il fallait que je m'en aille. Que je quitte cette planète, et aille découvrir ce qu'il reste de la galaxie. Au moins revenir sur Sayen et Végéta. Si elles existaient toujours, tout du moins. Mais comment trouver une foutue capsule dans ce chaos? Je me surpris à me formuler cette question dans ma tête, attendant une réponse qui ne vint pas. J'avais encore ces vieux réflexes du temps ou l'on occupait mon esprit. Plusieurs années avaient passé, mais je ne m'y étais toujours pas fait. Je secouai, la tête, poussa un grognement. Je me sentais encore plus seul lorsque mon esprit ne se dédoublait pas, mais je ne savais pas s'il fallait que je m'en inquiète ou que je m'en réjouisse. Je décidai alors de faire la chose la plus constructive qui soit: marcher, tout simplement. Je ne tardai pas à pénétrer dans une forêt qui devait sentir la vie il y a encore quelque temps: surement était-elle extrêmement touffue vu la taille des arbres qui la composait. Surement ne devait-on pas y voir le jour, à l'époque. Pourtant, aujourd'hui, le soleil qui était alors à son zénith faisait apparaitre sur les tas de cendres et de feuilles mortes que de petits filaments d'ombres de branches mortes, qui tomberaient au prochain coup de vent.

La forêt grouillait de petits animaux, prenant soin de s'écarter sur mon passage, effrayés par mon aura macabre. Cependant, aucune trace de civilisation. Pas de traces de pas, rien. Je ne sentais pas non plus la présence d'un quelconque être doué d'intelligence. J'allai me décider à déployer mes ailes pour survoler les environs pour ainsi profiter d'une meilleure vue qui me permettrait d'avancer un peu plus lorsque je sentis une présence me suivre. Tout ce temps passé en enfer avait amenuisé mes capacités, et je ne la distinguais pas nettement. Pour me compliquer la tâche, l'être qui me suivait semblait être extrêmement rapide et se déplaçait avec aisance. Je fis encore quelques pas. L'être, qui me donnait de plus en plus l'impression de n'être qu'une sale bestiole, me suivait toujours. Je fis encore quelques pas, et j'en eus la certitude: la bestiole m'avait désigné comme étant sa future proie. Et pour elle, vu les traces de vie qu'il y avait dans les environs, nulle doute que je devais être un gros gibier. Cela ne m'énerva pas: au contraire. Cela m'amusait. Surement n'était-ce qu'une sorte de singe cannibale -on ne sait jamais ce qui peut trainer dans des décors apocalyptiques- et surement tenterait-il de m'attaquer. Il s'approchait de plus en plus. C'est ça, suis-moi. Et tu tâteras de ma lâme. Au moins avais-je trouvé un compagnon de jeu pour égayer ma randonnée. Mais qu'étais-ce donc? Un singe? Un lézard? Il y avait une chose dont j'étais sur: ce truc n'était pas humain. A me fier à son aura, je distinguais plus ou moins la manière dont cette chose se déplaçait. Des mouvements vifs et précis. Elle se déplaçait avec une facilité déconcertante, et cette forêt était surement son terrain de chasse. La créature approchait de plus en plus. C'est ça, approche, approche encore un peu! Attaque-moi, et ton terrain de chasse deviendra mien!

Il ne faut jamais sous-estimer les bestioles. Ou peut-être était-ce tout simplement ma faute: trop occupé, et trop impatient à attendre le moment fatidique ou la créature plongera sur moi j''en avais oublié l'environnement, et si j'avais remarqué que je marchais entre deux étroites falaises, je ne remarquai que trop tard le piège que me tendis la bestiole. Ce n'est que lorsque je vis que je marchais sur une immense ombre que je me rendis compte ce qui m'attendait. Je levais la tête: une immense rocher tenait en équilibre, entre les deux falaises du canyon. J'aperçus une ombre, le rocher bougea. Vraiment, j'étais trop rouillé.

L'imposant roc me tomba dessus à une allure folle: je n'avais pas le temps de l'esquiver. Quelques années auparavant, je l'aurais éclaté d'un simple coup de poing, mais je n'en étais plus capable. Je pouvais au moins minimiser les dégâts, et faire en sorte d'être opérationnel pour massacrer la créature qui m'avait tendu ce piège. Je mis mes mains au-dessus de moi en guise de seule protection. Le rocher s'y écrasa. Bon sang, que c'était lourd. Mes bras faiblirent et le rocher s'abattit sur mes épaules. Je réprimais un cri de douleur. Mes genoux touchèrent le sol. Dans un ultime effort, je lançai une vague énergétique avec mes mains, supportant toujours -mais inutilement- l'énorme roc. Celui-ci explosa et je tombai au sol. Je vis tout les débris tomber à côté de moi, et la bestiole en question s'approcher. Ne pas perdre connaissance, bordel. Ne pas perdre connaissance! J'essayai de me lever: les débris m'en empêchaient. La créature les enleva. Je n'avais pas la force de l'attraper. Et pourtant, ce n'était pas l'envie qui m'en manquait! Mais j'étais dans les vapes. Totalement. Tout autour de moi était flou. La tête me tournait. Le choc avait été dur, et cela faisait longtemps qu(il ne m'était pas arrivé ce genre de choses: mais dans quelques minutes, je m'en remettrais. A peine! Et je n'aurais qu'une mauvaise égratignure en guise de souvenir. Et cette sale bestiole verrait l'erreur qu'elle a commise en faisant de moi sa proie. Elle commença à me trainer sur le sol. J'apercevais son dos. Bon sang mais... Qu'est-ce que c'était que cette chose? Peu m'importait après tout! Qu'elle attende, qu'elle attende un peu trop et je la tuerais! Jeme voyais déjà l'étranglant, lui arrachant tous les membres du corps, je voyais déjà le sang couler de son corps. Mon ouïe était altérée, mais je percevais des sifflement de la bête: à mieux tendre l'oreille, cela ressemblait presque à une chanson. Chante, chante tant que tu veux! Tu n'en as plus pour longtemps! Je sentais mon corps reprendre des forces petit à petit. Soudain, la créature s'arrêta et s'empara d'un rocher. Elle se retourna vers moi. J'aperçus alors son visage plus clairement: je n'avais jamais vu ce genre de choses auparavant. Sa bouche était totalement disproportionnée à son visage et était parsemée de petits dents aiguisée. Une longue langue dégoutante et écoeurante y pendait mollement. Je n'allais tout de même pas me faire avoir par ce truc! La chose leva la pierre en l'air et l'abattit sur mon crâne. Mais ça n'allait pas me suffire. Il n'était pas question que je me fasse tuer par une chose aussi ignoble. J'en avais trop fait jusqu'ici pour finir comme ça! Un coup plus fort que les autres me fit perdre complètement connaissance. L'image de l'immonde bête s'imprima dans mon crâne et mes yeux se fermirent. Je ne pouvais pas finir comme ça. Ce n'était pas possible! Bordel, non!

***

Ou suis-je déjà? Ah oui, je m'étais fait assommer par un monstre tout droit sorti d'une histoire faite pour effrayer les enfants. Je ne trouvais pas d'autre chose pour décrire cette bestiole, elle correspondait exactement au genre de descriptions que les parents feraient à leurs rejetons: "Faites attention! La nuit, si vous vous aventurez dans la forêt il viendra vous dévorer (quand il ne se planque pas dans une armoire ou sous un lit) . Il a les dents crochus, la langue qui pend et on l'entend toujours arriver car il fait toujours claquer sa langue! Ca fait "slatch! slatch!". Et pour peu qu'une apocalypse répande votre cervelle partout sur vos draps, alors le monstre s'en prendra à des empereurs déchus tout juste revenus du monde des morts à coups de cailloux! Bonne nuit les enfants!" Bordel de merde. Et ces mêmes cons de paysans, bien sur, n'ont pas eu le temps d'aller attaquer le monstre à coup de torches et de fourches, pour le foutre sur un pieu et le brûler vif parce qu'il avait bouffé la fille du boulanger. Foutue apocalypse.

***

J'ouvris doucement les yeux, et, petit à petit, mes sens se mirent en éveil. J'étais dans une grotte humide, ligotée contre un rocher. Mes mains étaient solidement liées derrière mon dos, mes ailes étaient attachées tout le long du roc. Vraiment. Ne jamais sous-estimer les bestioles. Le créature avait fait un travail d'orfèvre, et je me défaire de mes liens ne serait pas chose facile. Je pris un peu plus conscience de l'environnement: cette grotte devait être l'antre du "croque-mitaine". Ca puait la mort. La lumière y rentrait à peine. La bestiole se tenait à quelques mètres de moi seulement, de dos et accroupie. Elle était incroyablement maigre. Et c'était ça qui m'avait capturé? Je tentai une première fois de me défaire de mes liens par la force: cela n'eut pour effet qu'alerter la bête de mon réveil. Elle se retourna, me laissant apercevoir clairement son visage, d'une monstruosité sans nom. De là ou je me tenais, je pouvais sentir, en plus de l'odeur corporelle immonde qu'elle dégageait, son haleine putride. La bête se rapprocha de moi d'un bond. Casse-toi, tu pues! Et, comme si la vision de cette créature n'empestait déjà pas assez mes sens, elle se mit à parler. Bon sang, ce genre de choses ne devrait pas être autorisé à parler! "...pouvoir m'aider. Syn ne sait pas si il doit te brûler..." Je devais vite trouver un moyen de m'échapper d'ici. Me défaire de mes liens et me sortir de ce merdier. "...idée que tu vas adorer, tiens-moi ça..." Je n'avais pas de temps à perdre dans cet endroit. J'étais Evan, bordel, celui qui avait fait trembler un peuple entier! "...outils de Syn pour qu'il ne te mange pas ? Vilaine petite..." Me faire bouffer par un humanoïde? Je ne pouvais pas finir comme ça. C'était évident non? "...que l'idée de te couper la tête sur le champ..." Attends un peu que je me libère et tu vas comprendre ce qu'il en coute de t'en prendre à moi! "...plus là pour regarder quand je te déplumerai ! Eh oui, tu..." Et surtout, ta gueule bon sang! Je ne supporte pas ta voix!


"Ta gueule!"

Je ne sais pas si la bête m'avait entendue, mais le fait est qu'elle m'avait tournée le dos et était partie. Au moins maintenant, l'air était plus respirable. Je vais l'étrangler, cette saleté! Vite, me libérer: je n'y parviendrais pas en forçant bêtement, c'était au moins une chose dont j'étais sur. Cependant, mes pieds étaient libres. Je commençais par essayer de fracasser le rocher avec. Mais c'était peine perdue, je ne pouvais pas prendre assez d'élan dans mes jambes pour le détruire. Réfléchir, réfléchir... Trouvé. Je devais me propulser vers l'arrière si violemment que le rocher céderait. Je n'aurais ensuite plus qu'à défaire mes liens. Je concentrai du ki dans la dragon ball corrompue qui logeait au milieu de mon torse. Le rayon de ki qu'elle lancerait serait assez puissant pour que le rocher derrière moi cède. Encore un peu plus de puissance, encore un peu plus... C'est bon. Le rayon de ki partit, me propulsant vers l'arrière. Dans mon dos, je sentis le rocher s'effriter d'une bonne vingtaine de centimètres, écrasés par mon poids. La pression des liens qui m'attachaient au rocher s'assouplissèrent par la même, et, d'un bond, je sautai par-dessus et atterrit sur le sol de la grotte. Mes ailes se libérèrent par la même. Les liens de mes mains étaient du même coup usés par la pression contre le rocher, et je n'eus pas besoin de forcer beaucoup pour les détruire définitivement. J'étais libre. Et mon corps entier me pressait d'aller écraser cette immonde bête qui m'avait fait ça.

Il ne fut pas bien difficile de la retrouver: la bestiole ne s'était pas aventurée bien loin, et de toute façon, surement avait-elle entendue l'explosion provoquée par ma technique. Mais cette fois-ci, les rôles étaient inversés: c'était moi le prédateur, et cette chose était ma proie. Il était temps qu'elle comprenne à qui elle avait à faire. Je restai discret malgré ma silhouette imposante, et ce fut à mon tour de faire en sorte que le monstre ne s'aperçoive pas de ma présence. Je réussis à me faufiler derrière lui. Mais je ne ferais pas comme lui. Non. Je tenais à ce qu'il voit le visage de son agresseur, et je tenais à voir le sien déchiré par la douleur. J'avais dans la main un des silex qu'il avait laissé dans la grotte. Je le fis sautiler dans ma paume, puis l'empoigna à pleine main, et le balança de toute mes forces dans la tête de la bestiole pour l'avertir de ma présence. Puis je fis quelques pas vers elle.


"Je suis là, ducon! Il est temps que tu saches que je ne suis pas le genre de gibier que tu peux avoir le luxe de chasser. Maintenant, le prédateur, c'est moi! Tu cherchais des outils pour me découper? Ce n'est pas avec un vulgaire caillou que tu m'auras... Si tu veux, j'ai ce qu'il te faut, mais..."

Je fis apparaitre l'immense lame qui m'avait servi d'épée jusque là. Longue de plus de deux mètres, elle était bien plus épaisse que cette sale bestiole. Je la fis tournoyer en l'air, la pression de l'air dégageant toutes les branches et les cendres qu'il y avait alentours, puis, d'un coup sec, me mis en position de garde. C'était maintenant à mon tour de dévisager ma proie d'un rictus sanguinaire.

"Malheureusement, il ne te sera pas aisé de me l'arracher des mains. Je ne vais pas te découper avec: je vais te déchiqueter!"

J'insufflai de l'énergie dans mon épée, et la fit tournoyer devant moi cette fois-ci. S'en dégagea une immense onde de choc qui balaya tout sur son passage, créant ainsi d'immenses volutes de poussière. Cependant, cela ne suffit pas à tuer la bestiole. Elle était toujours en vie. Je le sentais. Alors que je ne la voyais plus, je lui criais:

"Tu es ma proie dorénavant! Une créature aussi hideuse que toi ne mérite même pas de fouler le monde des vivants! Tu n'as pas ta place ici. Il est temps de t'envoyer en enfer!"

Ca y'est. C'était la fin de toutes ces mascarades, tout ce petit jeu de la proie et du prédateur. Il était enfin temps de passer aux choses sérieuses...
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Syn
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MessageSujet: Re: [PV Evan] Le gueuleton du cannibale.   Dim 19 Fév - 11:53




Syn était niché dans l'univers culinaire de ses songes cannibales et s'y plaisait bien. Il chantonnait d'incompréhensibles paroles sur un air répétitif, qu'il semblait presque laisser au hasard. A quatre pattes, la bête cherchait le silex idéal pour réaliser le préparatif final avant la dégustation. Il afficha subitement une expression de surprise et se jeta à plat ventre sur le sol de la forêt, s'emparant à deux mains d'une pierre comme si on allait la lui voler. La petite pierre possédait la forme d'une lame, et il suffisait de l'aiguiser légèrement pour qu'elle devienne redoutable. Cadeau inésperé de la nature, une fois encore.

Une explosion retentissante se fit entendre dans la caverne, et le son correspondait à la position de sa proie. Syn retrouva une étincelle de lucidité qui éclata dans son esprit et s'embrasa immédiatement. Il abandonna son ustensile sur le sol et se dressa sur ses quatre pattes en regardant dans la direction de la détonation. Un choc relativement douloureux le poussa à se retourner sur lui-même, il toucha son crâne endolori de sa paume et y trouva une tâche de sang noir. Sans comprendre, il jeta un regard à son agresseur et réalisa, sans véritable surprise, qu'il n'était autre que sa proie exceptionnel... Le dragon l'avait retrouvé, dans la forêt...

Syn changea de posture pour adopter celle de la défense. Il fit le gros dos, laissa claquer sa langue avec hargne et siffla pour impressionner celui qui le menaçait. Contrairement à ce que sa morphologie indiquait, le Cauchemar des Marais n'avait rien d'un être faible, physiquement parlant. L'univers était peuplé de créatures aux organismes complexes, douées de merveilleuses capacités, et il y avait encore des individus qui se persuadaient que la taille faisait tout ? Le dragon allait recevoir une mauvaise surprise.

Après avoir remis en question sa condition de chasseur, l'homme-reptile parvint à extraire une épée du vide, tel un véritable sorcier. D'une certaine manière, il lui rappelait Trunks, le jeune garçon qui l'avait laissé pour mourir quelques années auparavant. Ce duel restait à jamais imprimé dans sa mémoire. Lui aussi en voulait à sa vie, mais n'était pas aussi clément que son ancien adversaire. Depuis, Syn était plus puissant et n'allait pas se laisser faire.

Sauf que cette lame ne ressemblait en rien à celle de Trunks. En comparaison, le garçon possédait un simple cure-dent. La lame était bien plus imposante que son porteur lui-même... Syn n'accordait plus la moindre importance aux menaces du dragon, qu'il avait désormais du mal à interpréter tant sa colère était grande. Les mots se mêlaient entre eux dans son crâne dans un immense océan impétueux et secoué de puissantes vagues verbales.

Le combattant dressa son épée au dessus de sa tête en la faisant tournoyer, agitant par la même occasion les vêtements de l'extraterrestre qui s'abaissa légèrement, prêt à bondir. Une seconde tornade déclencha une onde de choc, et Syn s'empressa de sauter dans les airs pour éviter les conséquences de l'assaut. Il tourna sur lui-même, à plusieurs mètres du sol, et fit sortir de sa bouche son Scolopendre Nocif avant d'entamer sa descente, le ver qui parcourait ses intestins partit à toute vitesse s'accrocher à la tête de son ennemi. Toujours dans les airs, Syn comprit que son allié insecte était solidement attaché à sa cible et il se mit à l'enrouler vivement dans son corps comme un tuyau. Syn redescendait à l'allure d'un missile, et lorsqu'il se retrouva à trois mètres du dragon, se retourna sur lui-même en vue de lui offrir son pied griffu en plein visage. Trop tard, son ver venait d'être tranché par la lame de l'être démoniaque, le perturbant ainsi dans sa descente et forçant ainsi l'extraterrestre à s'écraser contre le sol, loin de sa cible initiale.

Syn effectua une roulade pour ne pas perdre trop de vitesse et fit jouer ses articulations malléables pour se relever. Dos au dragon qui se retournait. Syn se jeta sur lui, griffes en avant, mais ce dernier esquiva. Le monstre maladif effectua un saut périlleux arrière pour revenir sur sa cible, mais un coup magistral vint le propulser contre un arbre. Aucune idée de l'origine de cette fameuse attaque, malgré tout il se retrouvait désormais la tête en bas, les pattes en l'air avec un mal de crâne particulièrement violent et une vision altérée par le choc. Il distinguait le dragon en double, mais était encore assez lucide pour réaliser qu'il avançait vers lui, épée en main.

Le monstre utilisa à l'aveugle sa technique Acide. Il ouvrit la bouche qui sembla se changer en un gouffre béant et cracha un filet pateux dans les yeux de son adversaire. Bientôt la brûlure, puis l'irritation, et enfin la vision brouillée. Syn profita de cet avantage pour déployer un nouvel assaut et se redressa sur ses pattes, en vue de lancer l'une de ses autres techniques, l'Ataxie. Déjà il chargeait le venin dans ses pattes avant, en vue de l'expulser dans l'organisme du dragon.

Syn n'aurait de repos que lorsque cette proie d'exception serait frappée par toutes les maladies qu'il était capable de communiquer.
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MessageSujet: Re: [PV Evan] Le gueuleton du cannibale.   Dim 19 Fév - 13:34

Avais-je déjà dit qu'il ne fallait jamais sous-estimer les bestioles? Celle avec laquelle j'avais engagé le combat était pleine de (mauvaises) surprises. L'être hideux, au vu de sa très faible corpulence, avait l'air extrêmement fragile. Il paraissait aussi simple à briser qu'une allumette. Mais pour cela, il fallait que je l'atteigne. Qu'enfin ma lame parte dans la bonne direction, au bon moment. L'occasion allait forcément se présenter tôt ou tard. Il fallait juste s'armer de patience, et attendre l'instant fatidique ou la victoire serait enfin à ma portée. Et surtout, il ne fallait pas que je me laisse avoir par les techniques aussi hideuses qu'étranges que la créature mettait à sa disposition pour faire de moi son prochain repas. Car une chose était sure, je n'étais pas habitué à combattre ce genre d'adversaire. Le monstre n'utilisait ni boules d'énergies, ni coups de poings dévastateurs, et l'on était loin des guerriers qui avaient passé leur vie à s'entrainer dans un dojo. Ici, mon adversaire semblait marcher à l'instinct. Ses mouvements n'avait rien d'une quelconque technique de combat, et ses attaques se rapprochaient plus de celle d'un fauve que d'un véritable combattant. Mais je ne devais pas me laisser désorienter. Surtout pas.

Je ne mis pas beaucoup de temps à chercher mon adversaire après l'onde de choc que je lui avais envoyé: très vite, je repérais sa position. Il avait esquivé ma technique en sautant dans les airs. J'armai mon épée et me préparai à lancer une seconde onde de choc avec: s'il n'avait pas de branches à laquelles s'accrocher, dans les airs, il ne pourrait plus se mouvoir comme un singe et je le toucherais forcément. Et je ne le lâcherais pas avant qu'il ne rejoigne le monde des morts. Malheureusement, la bête semblait avoir plus d'un atout, et, alors que je comptais lui délivrer une immense onde de choc, je vis une sorte de ver se jeter sur moi. La surprise m'empêcha d'anticiper l'attaque, et l'insecte se colla sur mon visage. Merde, qu'est-ce que c'était que cette chose? Le truc était recouvert d'épine, et un écoeurant bruit de succion provenait maintenant de l'endroit ou il s'était accroché à moi. J'aperçus alors la créature: le vers sortait de sa bouche, et elle s'en servit pour s'approcher de moi à tout vitesse. J'empoignai le corps très fin du ver à pleine main. Les épines étaient trop fines pour réellement me faire mal. Puis, de l'autre main, je tranchai le ver. L'ignoble créature fut alors projetée par son propre élan. J'arrachai le bout du ver qui était resté collé à ma tête dans un cri de douleur, le jetai par terre, et l'écrasai violemment. Un liquide gluant était tout autour de la morsure que le ver m'avait faite. Bon sang, c'était dégueulasse.

Déjà, la bestiole revenait à l'attaque. Elle n'allait pas en démordre. Elle semblait se jeter sur moi à corps perdu, les griffes en avant. Soit. J'esquivais d'un pas sur le côté. Le monstre se retourna rapidement pour revenir à la charge. Tu n'allais pas m'avoir comme ça, sale bête. Ce serait bien trop facile pour toi. Je concentrai de l'énergie dans mon poing, et le jeta littéralement sur la créature. Le coup fit mouche, et mon adversaire fut propulsé contre un arbre. Enfin. Mon premier coup qui portait. Et de plein fouet, qui plus est. La victoire allait être mienne. Je m'approchai lentement de la bête, visiblement sonnée par mon attaque. Je levai ma lame dans les airs. J'allais la trancher en deux, cette créature. Et, bon sang, j'allais y prendre un malin plaisir.

Mais le monstre n'avait pas encore eu son compte, et me cracha dessus. Ayant déjà expérimenté la technique du ver dégueulasse qui sortait de sa bouche, je me dis que ce n'était pas qu'un bête filet de bave, mais trop confiant, j'étais dans une position qui ne permettait pas d'esquiver directement. Le filet de bave atterrit dans mes yeux. J'eus un bref mouvement de recul et les essuyait d'un revers de la main. Je lâchai un juron lorsque mes yeux commencèrent à me brûler. J'avais beau les frotter, la douleur ne faisait que s'intensifier. Je chancelai quelque peu, et tenta de me remettre droit. Ma vue se brouillait, se dédoublait. Sale bête. Il fallait que je garde mon calme. Je décidai de fermer les yeux, ignorant la douleur du mieux que je le pouvais, me fiant à mes autres sens. La bête s'était relevée, et se jetait désormais sur moi. D'après le bruit du vent qu'elle provoquait, elle se jetait sur moi toutes griffes. Il était temps que je me mette alors à faire ce qui caractérisait le mieux ma façon de me battre: se jeter à corps perdu, baisser sa défense mais choper l'adversaire et le frapper, le frapper jusqu'à ce que la vie quitte son corps ou que sa cervelle ne se répande sur mon poing. Nulle doute que dans les griffes de la bête se cachait je ne sais quel microbe ou bactérie, mais j'allais gagner. Je devais gagner.

Je me jetai alors sur la bête, sur ses griffes. Je les sentis se planter dans ma poitrine. Je réprimai un cri de douleur, mais aussi un cri de victoire. Ca y'est, le monstre était à ma portée. J'essayai d'ouvrir mes yeux, mais les brûlures étaient encore trop intenses. J'eus le temps toutefois de voir la créature accrochée à moi. Je lui pris la tête. Maintenant, je ne la lâcherais plus. Je lâchai mon épée, et levai mon poing en l'air. Et il s'abattit sur le crâne de l'hideuse créature. Puis un deuxième coup de poing, un troisième. Ne jamais laisser passer sa chance. Maintenant que je l'avais, la victoire devait être mienne. Au bout du quatrième coup de poing, je sentis cependant mes membres se raidir brusquement. Ils commencèrent à trembler sans que je puisse les en empêcher. Mes jambes ne semblaient plus pouvoir soutenir mon corps. Ce devait être l'effet de ses griffes. Peu m'importait. J'avais prévu cette éventualité. Je plaquai la bête contre mon torse, et concentra du ki dans ma dragon ball. Voilà une attaque dans ce monstre se souviendrait. Ma dragon ball, boule noire au milieu de mon torse, projeta une immense vague énergétique, propulsant le monstre loin de moi.

Mon attaque avait ravagé une bonne partie de la forêt, ou de ce qu'il en restait, tout du moins. mais cela avait-il suffi à vaincre la bestiole? Le doute était permis. Car s'il y a une chose dont j'étais sur, c'était que sous ses apparences de croque-mitaine, c'était réellement un adversaire à prendre au sérieux, et ma victoire n'était pas assurée. Malgré sa fine taille, il avait sans aucun doute survécu à mon attaque. J'espérais en tout cas qu'il était bien amoché. Au moins autant que je l'étais...

Mes jambes avaient de plus en plus de mal à me soutenir. Je me surpris à marcher de travers. Tout mes membres tremblaient. Et mes yeux, putain, mes yeux! Ils me brûlaient toujours aussi atrocement, et je devais me passer d'eux pour la suite du combat. J'avais repris mon épée, et m'y accoudai maintenant, tentant de récupérer. Cela faisait la deuxième fois que j'utilisais ma dragon ball, et je commençai à être épuisé. Le poison que m'avait infligé la créature ne m'aidait pas. Si je ne faisais pas attention, j'allais y passer. J'étais prêt à continuer le combat -j'étais toujours prêt pour un combat- cependant, cela m'arrangerait bien si la créature se rendait. Je déployai mes ailes et m'éleva lentement dans les airs, essayant de ressentir l'aura de l'adversaire, ou tout du moins, ce qui pouvait s'apparenter à une aura. En hauteur, s'il décidai finalement de m'attaquer une nouvelle fois, je ne pouvais pas être surpris. Et s'il ne savait pas voler, alors l'avantage irait directement à moi. Je me sentais plus confiant dans cette position de force, et repris mon souffle petit à petit.

Aller, approche...

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MessageSujet: Re: [PV Evan] Le gueuleton du cannibale.   Dim 19 Fév - 16:25

La puissance de l'Acide commençait à faire effet. Le dragon avait été trop impatient d'en finir avec son adversaire monstrueux, et c'était ce qui lui avait couté la vue pour un temps, et peut être la vie également. Ce dernier commençait déjà à se frotter les yeux sans que la douleur ne puisse s'atténuer. Cela, Syn le savait pertinemment. Il se jeta immédiatement sur l'homme ailé et, à sa grande surprise, ce dernier fit de même et se propulsa sur l'alien dans un élan de rage. Cela se présentait très mal, en vue de la résistance étonnante de son ennemi.

Syn ne put arrêter son assaut à temps et sentit la main le prendre au visage. Des griffes épaisses et crochues se plantaient dans son crâne. Syn tenta de retirer la patte serrée sur son crâne comme un étau, sans succès. Il griffa la surface écailleuse du membre sans infliger de véritable dégât à sa cible et reçut un violent coup de poing en pleine tête. Un deuxième provoqua une vague de souffrance dans tout son crâne, le troisième manqua de lui briser quelques dents. Soudain, alors que le colosse administrait un autre coup, Syn sentit son adversaire faiblir légèrement et commencer à trembler. Cela lui arracha un petit sourire mesquin.

Il s'apprêta à retourner la situation, déjà il appliquait ses pattes arrières sur le torse du dragon en vue de les gratter jusqu'à l'éventrer. Mais il fut surpris d'une bien désagréable manière, quand le dragon le plaqua sauvagement contre son propre torse, venant presque étouffer Syn par la même occasion. L'alien aperçut une lumière issue de la sphère noire située sur le corps du dragon, et sans comprendre il fut propulsé à une vitesse hallucinante en direction des arbres. La chose se sentit voler et percuta un tronc qu'elle déchira en deux sur son passage, puis un second qui vint la réveiller. Avant de toucher le troisième, elle dévia légèrement sa trajectoire pour se réceptionner en s'agrippant au tronc, venant faire un tour complet autour de l'arbre en glissant avec sa griffe. Il effectua encore un demi-tour et s'arrêta net avant de se réorienter vers le dragon.

Syn, sous le poids de la fatigue et de la faim, était sur le point de céder, d'abandonner. Il n'était ni courageux, ni vaillant, il désirait simplement se nourrir à présent. Si le titan qui lui servait d'adversaire n'était pas si hargneux, il l'aurait même abandonné purement et simplement. Un dernier assaut, l'ultime.

Syn gratta la terre de ses quatre pattes, fou de rage contre cette proie rebelle, et galopa dans sa direction à une telle vitesse qu'un nuage de poussière se souleva sur sa trace. Lorsqu'il aperçut le dragon ailé dans le ciel, il ne fit absolument aucun effort pour se dissimuler. Il désirait être repérable...

Syn s'élança dans les cieux d'un bond gigantesque et, à mi-chemin, expulsa son Scolopendre qui avait déjà éclaté son oeuf et grandi dans le corps de son hôte, en remplacement de son prédecesseur infortuné. L'insecte visqueux voltigeait en tournoyant vers l'homme aux écailles mais, alors qu'il s'apprêtait à toucher son visage, retourna en arrière pour se loger dans la gueule de Syn. Ce n'était qu'une feinte de l'animal qui avait continué à avancer dans les airs malgré son assaut, la bouche béante de l'insecte masquant la vision du dragon, il n'avait pas dû le voir venir.

Cependant, Syn ne savait que trop bien qu'il ne fallait pas jouer sur la chance avec son puissant ennemi, c'est pourquoi il enchaîna directement sur l'une de ses techniques puissantes, l'Arpenteur de Corps. Le gaz fut projeté à quelques centimètres des pores respiratoires de la cible, nulle doute qu'il l'avait eu. Bientôt ses sinus lui brûleraient, ses poumons seraient bouchées par le gaz nocif qui provoquerait également une multiplication des substances glaireuses dans sa gorge, jusqu'à l'étouffer complètement. Syn finit sa course en s'agrippant aux épaules de son ennemi et planta ses crocs dans le cou de sa cible avant de secouer la tête de droite à gauche comme l'aurait fait un requin rendu fou par l'odeur du sang.

Il n'attendait qu'une chose, que le dragon faiblisse et qu'il retrouve la terre ferme pour pouvoir en venir à bout.


Dernière édition par Syn le Dim 19 Fév - 16:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [PV Evan] Le gueuleton du cannibale.   Dim 19 Fév - 16:35

La fin du combat était proche. Aller, approche, sale monstre, je vais t'exterminer. Dans les airs, tu ne pourras pas me battre. C'est moi qui suis le plus fort. Dans les airs, le maitre de l'environnement, c'est moi. J'y suis à mes aises, alors que toi, tu n'es plus qu'un cafard ne sachant quoi faire de ses mains. Le combat ne peut tourner qu'à mon avantage, malgré mon piteux état. Mais toi aussi tu n'es pas indemne. Les coups que je t'ai mis t'ont forcément affaibli. L'instant ou je te trancherais en deux va venir, immanquablement. J'essaie de repérer son aura. Ou est-il? Il est au sol, forcément. Vers le sud? J'y aperçois la grotte d'ou je me suis enfui, la tanière de la bestiole. Mais il n'est pas là-bas. A l'est? Au loin, j'aperçois les ruines d'un village. S'il y a des survivants ici, mon adversaire n'y est pas. Juste en-dessous de moi, il n'y a que la forêt, ou plutôt ce qu'il en reste. A l'ouest, rien non plus. Au nord... Les traces de l'attaque que je venais de lui lancer. Sale fouine. Je vais t'éviscérer. Au nord... Mes yeux voyaient encore flous, mais la douleur s'était assez atténué pour que je les tiennent à demi-ouvert. Et je le voyais, à travers les décombres de ce qui était autrefois de majestueux arbres. Il était flou, mais je le reconnaissais. Je ne bougeai pas. Non, je n'irai pas t'attaquer. Je t'ai combattu sur ton terrain de prédilection, la forêt. Maintenant, il est temps d'inverser les rôles. Et si tu essaies de fuir, je vais te traquer et te tuer. Alors approche. Aller, approche!

Il bondit. C'est le moment que j'attendais. Le round final. Et c'est moi qui allait en ressortir vainqueur, et surement pas une vermine de son espèce! J'empoignai mon épée de mes deux mains. Je n'allais pas le louper. Mes bras tremblaient toujours sous l'effet du poison, et j'aurais du mal à viser correctement l'adversaire. Mais mon épée était d'une telle taille qu'il était impossible que je rate ma cible, aussi maigre était-elle. Je fermai mes yeux. Je préférais m'appuyer sur mes autre sens: même si je recouvrais peu à peu la vue, elle n'était pas encore assez performante pour que je m'y appuie trop. Mais ce ne fut pas la bestiole en elle-même qui vint directement à moi: je sentais une haleine fétide, mais aussi une aura beaucoup plus faible, et pourtant extrêmement dangereuse. Je me risquai à ouvrir les yeux. Le lombric qu'il m'avait déjà sorti il y a quelques minutes était à quelques centimètres seulement de mon visage. Je ne me laissai pas gagner la surprise et eut un mouvement de recul pour éviter que le ver ne s'agrippe à moi une seconde fois. Et puis merde, ne l'avais-je donc pas tué? Je balançait ma lame dans la direction du petit monstre mais celui-ci se retira alors. une feinte. Et merde. Ne jamais sous-estimer les bestioles.

La bestiole avait rentré le ver dans sa gueule et se ruait toujours vers moi. Juste un coup de lame. un seul, et c'en serait fini de lui! Mais, venant déjà de donner un coup dans le vent, il fallait que je la réajuste pour être dans la bonne position et ensuite trancher le monstre en deux. Autant dire que je n'avais pas le temps. Surement conscient de cet état de fait, la chose prit avantage de cette situation et me lança un gaz. J'eus beau mettre mon avant-bras devant mon visage, j'avais conscience que cela ne suffirait pas. Je ne savais pas encore ce que cela me ferait, mais je commençais à connaitre la manière de se battre du monstre: un énième poison, sans aucun doute.

La bestiole avant l'avantage. Je devais reconnaitre qu'à défaut d'avoir des capacités de combat détonnantes, elle savait comment se défendre et comment attaquer. Ses assauts n'étaient pas conventionnels, mais extrêmement efficaces. Le monstre réussit à se mettre derrière moi et à s'agripper à mes épaules. Je commençai à faire de grands mouvements dans les airs, lorsque je sentis une morsure dans le cou. Merde, sale bête! Je commençai à gigoter dans les airs de plus en plus vite, tentant de me dépétrer de cette situation. Mais la bestiole tenait bon. Elle n'allait tout de même pas m'avoir! Je finis par lui attraper la tête. Je commençai à serrer, serrer si fort que son crâne finirait par exploser dans ma main, lorsque soudain, je sentis mes poumons se serrer brusquement. Je commençai à tousser. Puis cela devint de plus en plus dur. Mon souffle était de plus en plus difficile à trouver. Je n'arrivais plus à aspirer d'air, et mes poumons commençaient sérieusement à me faire souffrir. D'abord les yeux, les tremblements, et ensuite ça? Je commençai à être réellement exténué. Je n'allai plus me contenter de lui faire exploser la tête. Il allait souffrir. Du peu de forces qu'ils me restaient, je poussai un grand cri de rage, et commença à me propulser vers le sol. Je tenais fermement la tête de la bestiole, pour na pas qu'elle s'échappe. Je m'écrasai alors sur le dos dans un immense fracas.

J'avais gardé la tête du monstre dans ma main pour ne pas qu'il s'échappe. Le choc avait du lui faire quelque chose. Par ma seule force, je réussis à dégager ses crocs de mon cou et le jeta à quelques mètres. Je me mis faiblement debout, haletant, essayant toujours de trouver mon souffle. Tous mes membres tremblaient. Le sang coulait abondamment de mon cou. Je m'appuyai sur mon épée pour tenir sur mes deux jambes. Trouver mon souffle, trouver mon souffle... Mes poumons me faisaient toujours atrocement souffrir. J'étais dans un état lamentable. Ma vue était toujours aussi floue. Mais j'arrivais tout de même à la distinguer. Cette sale bestiole. Elle ne payait pas de mine, et sa maigreur aurait presque fait pitié si elle n'était pas aussi laide et ne dégageait pas une odeur si excécrable. Abominable créature, il était temps que tu retournes d'ou tu es venue... Car j'étais debout. Et j'avais gagné. Je pris deux grandes inspirations pour pouvoir parler à peu près correctement.


"Tel est pris qui croyait prendre... Je t'avais dit que la proie, ici, c'était toi. Tu aurais mieux fait de t'en prendre à des enfants. Les enfants c'est une valeur sure pour les monstres comme toi. La mauvaise nouvelle, c'est qu'en général, les gosses vont au paradis... *Je montai ma lame vers le ciel, et me préparai à l'abattre sur la créature.* Eux, ils tuent des centaines de fourmis, de mouches innocentes qui ne lui ont rien fait et vont au paradis. Mais lorsque l'on s'en prend à des humains corrompus, miséreux et tout aussi insignifiants que des insectes on va en enfer... la vie comme la mort est injuste, et tu vas vite en faire les frais..."
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MessageSujet: Re: [PV Evan] Le gueuleton du cannibale.   Dim 19 Fév - 18:23

Contre toute attente, le dragon se saisit de la créature en la reprenant par la tête. Syn écarquilla grand ses yeux blancs lorsqu'il réalisa que ses dents étaient ainsi coincées dans la chair de son ennemi. Pire, ce dernier éxerçait une pression sur le crâne du fauve pour éviter qu'il ne s'échappe, au prix d'une morsure encore plus profonde. Syn griffait en tous sens, dans les airs comme sur le torse du combattant ailé, sans rencontrer le moindre succès.

Soudain, les ailes du dragon cessèrent de battre et il se laissa tomber au sol, en tenant fermement Syn contre lui. Le problème était que l'alien, malgré ses facultés de récupération hors du commun, ne possédait pas une armure aussi efficace que celle du dragon. Jusqu'à ce qu'ils heurtent la terre ensemble, Syn n'abandonna pas le combat et enfonça ses crocs encore plus profondément dans le cou de son agresseur pour lui faire lâcher prise.

Lorsque le choc se produisit, un voile noir couvrit sa vision. Un sifflement aigu résonnait dans les organes qui faisaient office d'oreilles, et il ouvrit ses yeux circulaires avec difficulté. Il était sur le sol, sans doute s'était-il évanoui après l'impact. Syn se retourna sur le ventre, puis sur ses pattes. Mais, chancelant, il s'affaissa lamentablement sur ses coudes.
Un bruit de bas vint éveiller ses sens, et il tourna vivement la tête vers le dragon avec une expression d'effroi absolu accroché à son abominable visage.

Dans un dernier effort de survie, la bête tenta de cracher une attaque Acide au visage de son bourreau, mais le filet vint éclater contre la jambe du dragon, ne produisait ainsi pas le moindre effet. La chose tenta de siffler mais cela se termina par une quinte de toux et un crachat ensanglanté. Vagument, il distinguait son ennemi mortel qui s'avançait vers lui, et tenta de s'enfuir en rampant, inutile...

Ce combat ne faisait qu'éveiller le douloureux souvenir de la défaite contre Trunks, qui avait bien failli très mal se terminer pour la créature. Le Cauchemar s'en était tiré de peu, et avec des cicatrices... Le dragon aux cheveux blancs, au contraire, ne lui laisserait aucune possibilité de survie. Syn se retourna de nouveau sur le dos et aperçut l'épée géante qui allait le couper en deux. Au dernier instant, il poussa un couinement et se déplaça de quelques centimètres sur la gauche, l'épée venant ainsi trancher ses vêtements et le bloquer au sol. Il tenta de s'en défaire en gesticulant, mais il était trop faible. Il leva une main et la secoua vivement devant le visage du dragon en adoptant une expression de tristesse totalement feintée et, de sa voix éraillée, il dit :

"Ne tue pas Syn, puissant dragon ! Plus jamais il n'essaiera de te manger. Laisse Syn en paix et il ne recroisera plus jamais ta route. J'ai retenu la leçon, et Syn ne reproduira plus ce que j'ai fait !"

Dans ses délires, Syn se confondait lui-même avec un autre personnage inexistant qui aurait agressé le dragon à sa place. Mais même dans cet état d'esprit proche de la folie complète, il comprenait bien que cela ne suffisait pas à apaiser le courroux du monstre épéiste...

"Je ferai tout ce que tu voudras !"

Dit-il dans un ultime espoir...


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MessageSujet: Re: [PV Evan] Le gueuleton du cannibale.   Dim 19 Fév - 18:33

La fureur du combat, qui avait atteint son paroxysme dans l'assaut aérien final, était retombé. Le vainqueur et le vaincu étaient tous deux désignés, et l'impitoyable combat venait de prendre fin. Les cris de rage, le bruit tonitruants des coups avait laissé sa place au calme de la forêt. Le silence après la bataille. Les choses avaient repris leur cours, et tout pouvait revenir à la normale. Chers amis, nous en sommes à l'épilogue! Le misérable vermisseau est au sol, devant moi, et mon épée, levée vers le ciel, n'attend que votre verdict! Alors, pouce vers le haut, ou bien pouce vers le bas? Un rictus.

Devant moi. A ma gauche, à ma droite aussi. Et derrière moi. La foule en délire scande mon nom. Et je me tiens là, dans l'arène, la vie d'une créature entre mes mains. Je me sens renaître. Petit à petit, mon visage est déformé par la folie. Dieu que c'est enivrant. Je ne vous entends pas, plus fort! Dois-je mettre à mort ce misérable insecte, ou me conféreriez-vous la bonté de l'épargner? Plus fort, je vous dis! Ils hurlent désormais mon nom. Par là, plus de pouces vers le haut. De l'autre côté, c'est l'inverse. Dieu qu'ils sont indécis! A qui vais-je devoir me rapporter? C'est que j'ai bien mon propre avis sur la question, mais je préfère m'en remettre au peuple! Mais si le peuple ne peut se mettre d'accord, je n'aurais qu'à me rapporter à l'avis de l'empereur! Parlons-en de l'empereur! Le salaud a bien du profiter du combat, du haut de son balcon, pendant que moi, j'en chiais dans cette arène, les pieds sur le sable brûlant, le soleil tapant sur mes tempes! Mais peu importe, car c'est lui qui décidera: je m'en remet à votre avis alors, mon bon empereur! Je repose ma question! Pouce vers le haut, ou bien pouce vers le bas? Mon coeur bat à toute allure. Quelle excitation! Quelle euphorie! L'empereur a-t-il fait son choix? Apparemment oui. Mais? Je ne vois pas sa main. Levez la main plus haut, mon empereur, je vous en prie! Mais ce n'est pas la peine. Je n'arrive pas à la voir. Mais... Bon sang! L'empereur... C'est moi!

Le pouvoir... C'est moi!

Pouce vers le haut.

Mon épée s'abat lourdement sur le sol. Mais le vermisseau semble vouloir s'accrocher à la vie: il a réussi à gigoter sur le côté. Ma lame n'a fait que coincer ses vêtements au sol. La terreur se lit maintenant sur son visage. Mais si il ne joue pas le jeu, ce n'est pas correct! C'est moi qui ai le pouvoir, il ne devrait pas essayer d'avoir le choix sur ce qui m'appartient! Et cette créature m'appartient, elle est à moi, car je l'ai vaincu au combat! J'ai le droit de vie et de mort sur elle! Comment ose-t-elle contester ainsi mon autorité? Sait-elle au moins ce qu'il lui en coûtera? Pis encore, la créature m'adresse la parole! Qu'il en soit ainsi, et aussi insupportable me soit le timbre de sa voix, je l'écoute. Non content de savoir parler, la créature semble en plus avoir un nom. Syn. Et voilà que la créature parle aussi à la troisième personne. Je croyais que seuls les seigneurs et les rois faisaient cela, et non les déchets ambulants. Un léger rictus. La différence est-elle si grande? Et maintenant, voilà que la bestiole semble être prêt à tout pour s'accrocher à la vie. J'ai le droit de vie et de mort sur elle. Si je venais à lui donner la mort, alors je perdrais ce droit, non? A y réfléchir, il est vrai que ce serait plus amusant d'avoir ce genre de bête à mon service.

Ma folie passagère vient de me quitter. Je reconnais à nouveau la forêt devant moi. Les hurlements de la foule se sont tus. Ce n'est pas que ces gens m'ennuyaient, mais j'ai trouvé une meilleure source de distraction. Et de puissance. Bon sang, j'ai failli y passer tout de même. Je retire ma lame et la pose sur mon épaule. Le soleil est désormais derrière moi, et étend mon ombre sur la créature.


"Bien sur que tu feras tout ce que je veux. J'ai gagné. Tu es à moi. J'ai le droit de vie et de mort sur toi. Alors tu vas me suivre hors de cette forêt puante et tu vas venir avec moi. Tu ne m'appelles pas. Tu ne m'adresses pas la parole. Tu es un perdant. Mais lorsque je te le demanderais, tu iras faire ce que je veux pour moi. Tu es désormais mon chien de garde. Voilà ce que tu es, et voilà ta condition. Tu n'as pas besoin de savoir qui je suis. Mais tu devras m'être reconnaissant, non pas pour t'avoir laissé la vie sauve, mais parce que je vais te montrer quelque chose dont tu n'as surement jamais prêté attention dans ta petite caverne miteuse et puante: le pouvoir."

Il n'y avait plus rien à ajouter. Je venais de dégoter un très bon atout. Je levai à nouveau ma lame vers le ciel. Mais cette fois-ci, ce ne fut pas la lame que j'abattit sur la bestiole, mais le plat de l'épée. A la seconde ou elle toucha la créature, elle disparut en fumée, emportant la bestiole avec elle. Une fumée profondément noire ne tarda pas à s'élever vers le ciel. Ma vue était plus ou moins revenue à la normale, et mes membres ne tremblaient presque plus. J'avais toujours énormément de mal à respirer, et ma blessure dans le cou saignait toujours autant, mais bon sang, toutes ces blessures, ça valait le coup.













[ Félicitations! Vous venez de capturer Syn!
Les données de Syn sont ajoutées au pokédex
*Zbaf*
Vwala, c'est fini *o* Comptage siouplait *o* et j'demande le bonus aussi *o* Et pour Syn si il veut le bonus ben vous lui demanderez *o*]
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MessageSujet: Re: [PV Evan] Le gueuleton du cannibale.   Dim 19 Fév - 19:31

Syn Arrow 269 lignes Arrow 26 900 XP Arrow 13 450 zénies
Evan Arrow 403 lignes Arrow 40 300 XP Arrow 20 150 zénies
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MessageSujet: Re: [PV Evan] Le gueuleton du cannibale.   Dim 19 Fév - 20:30

Bonus :

Syn :

- Le scénario : Bon, c'est un combat, mais le fait que c'est d'abord parce qu'il a envie de le bouffer, c'est la classe :
2 500 / 7 500
- L'orthographe : Bonne orthographe dans l'ensemble :
5 500 / 7 500
- Le style : Effrayant, j'accroche complètement au personnage :
6 500 / 7 500
- Originalité : Un cannibale un peu enfantin sur les bords, si c'est pas mignon :
4 500 / 7 500

Total : 19 000 XP

Evan :

- Le scénario : Un combat comme un autre, j'aime bien ton choix d'en faire ton subordonné à la fin :
2 500 / 7 500
- L'orthographe : Rien de bien méchant :
4 000 / 7 500
- Le style : Mouais, j'trouve le style un peu... lent :
1 000 / 7 500
- Originalité : Assez banal comme rp
1 500 / 7 500

Total : 9 000 XP
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MessageSujet: Re: [PV Evan] Le gueuleton du cannibale.   Dim 19 Fév - 21:12

J'ajoute le fait que dorénavant, je suis allié avec Syn et qu'on entame tous deux une coopération envers et contre tous *o*
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MessageSujet: Re: [PV Evan] Le gueuleton du cannibale.   

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[PV Evan] Le gueuleton du cannibale.

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